Journée pour l’Élimination des Violences Antiféminines à Saint-Ouen : Mots pour Maux

Le 14 Novembre dernier, à Saint-Ouen sur Seine,  se tenait une rencontre commémorative de la journée internationale pour l’élimination des violences envers les femmes. L’événement était organisé par  la ville dans le décor de sa majestueuse Salle Barbara.

A l’ordre du jour, il y avait une table ronde animée par Mme Katia Baudry, sociologue auprès de l’association Astéria, et à laquelle participait un parterre de jeunes sensibilisées sous la houlette de Liliana Gil, éducatrice spécialisée de l’ASEE 93.

 Après la mise en perspective thématique, il y eut des exposés et échanges très intéressants sur diverses questions dont :

  • « Corps et consentement (mon super pouvoir c’est dire non) »
  • Le michtonnage ?
  • La prostitution des adolescents : quels sont les signes,

Comment peut-on les aider à en sortir ?

La participation des jeunes a revêtu la forme de lectures de textes en résonnance avec le thème du jour et proposées par les membres du théâtre du service jeunesse de la ville de Saint-Ouen.

Sur la même lancée théâtrale, la soirée se poursuivait par une restitution des ateliers : « Paroles de parents » organisée par les maisons du quartier Pasteur et Landy et quelques habitants en partenariat avec  la Compagnie Galène Production et L’association Winkyl.

Ce fut l’occasion de lectures de textes tous plus poignants les uns que les autres et évoquant chacun à sa manière le drame de la violence anti-féminine :

Ces textes aux titres un tantinet énigmatiques étaient rendus avec un naturel et une tonalité vivants qui plongeaient l’auditoire au cœur  des drames évoqués :

La poêle et Léo par Sonia.

Milie par Odile.

Est-ce un… par Linda.

Russels Banks par Ouahiba.

Mon amie par Malika.

Tout ceci finit en apothéose par un pot-pourri de phrases, éclats de mots, fusant de-ci de-là et qui en disaient long sur les maux de  la violence anti-féminine ordinaire. De quoi vous prendre à la gorge et aux tripes. Mais l’apaisement vient sans doute du redoublement corporel de tous ces éclats de maux mis en mouvement  par l’artiste Winkl qui,  à travers l’éloquence expressive de son art de la danse, les rend moins denses sur notre cœur.      

Violences Antiféminines : Mots pour Maux

Linda Noukounou

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