La Chose la plus Importante à Enseigner aux Jeunes Filles, Selon Zozibini Tunzi, Miss Univers 2019

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La mannequin sud-africaine Zozibini Tunzi a remporté le titre de Miss Univers 2019 à Atlanta, aux États-Unis, le 9 décembre et une vidéo de son « dernier mot » est devenue virale sur Twitter. Lors du dernier tour de questions et réponses, Tunzi a été interrogée sur « la chose la plus importante que nous devrions enseigner aux jeunes filles aujourd’hui ».

Avec une confiance et un courage absolus, Tunzi a déclaré sans sourciller qu’il fallait en effet enseigner le leadership aux jeunes filles. Ajoutant que les filles étaient « les êtres les plus énergiques du monde », Tunzi s’est exclamée que chaque femme devrait avoir des opportunités. Le public était entièrement d’accord avec Tunzi et les gens applaudissaient en signe d’encourageaient après sa réponse.

«Je pense que la chose la plus importante que nous devrions enseigner aux jeunes filles aujourd’hui est le leadership. C’est quelque chose qui fait défaut aux jeunes filles et aux femmes depuis très longtemps. Non pas parce que nous ne le voulons pas, mais à cause de l’étiquette que la société a posée sur les femmes. Je pense que nous sommes les êtres les plus énergiques du monde et nous devons avoir toutes nos chances. Et c’est ce que nous devrions enseigner à ces jeunes filles à prendre de la place. Rien n’est aussi important que de prendre de la place dans la société et se consolider, merci « , a déclaré Tunzi.

Quelle déclaration, Zozibini Tunzi ! Regardez la vidéo ici:

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Festisol 2019 à Saint-Ouen : FAFADI plus Solidaire que Jamais !

Le Festival des Solidarités, ce rendez-vous international pour promouvoir et célébrer la solidarité au monde et aux autres, a fait parler de lui toute cette semaine. En ce mois de novembre, associations, acteurs de l’économie sociale, groupes de citoyens, etc. ont organisé des animations conviviales et engagées pour donner aux citoyens l’envie d’agir pour un monde juste, solidaire et durable.

Ouverte depuis le vendredi 15 novembre,  l’Edition 2019 s’achève ce dimanche 1er décembre !

Comme toutes les communes de France et de Navarre, Saint-Ouen sur Seine n’a pas été en reste. Dans notre bonne ville, du 25 au 30 novembre, le Festival s’est d’abord  fait signaler par une exposition des réalisations des divers acteurs de la solidarité internationale. A cette Exposition, FAFADI, qui œuvre activement pour la solidarité et le vivre ensemble, a apporté sa contribution en donnant à voir ses actions ici et ailleurs.

Puis,  hier samedi 30 novembre, c’était la Journée de la Solidarité Internationale elle-même. Occasion pour les acteurs concernés  de se réunir, d’échanger leurs expériences sur des sujets aussi divers que l’éducation,  les violences faites aux femmes, l’engagement international,  et l’appui à l’insertion éducative en Afrique.

La rencontre de Saint-Ouen à laquelle je participais a eu lieu dans le hall de la maison de quartier  Pasteur.  Après la brève allocution d’accueil des participants prononcée par le maître de céans, Grand frère Peter,  la rencontre a connu deux périodes. La première période était consacrée aux échanges : occasion pour les acteurs de présenter leurs associations et les actions qu’elles ont menées tout au long de l’année aussi bien localement que globalement.

Entre autres interventions, nous avons eu droit  aux exposés des représentants des Associations : FEMMES SOLIDAIRES, OZA NOGOGO, AFIDEC, PAS QUE LES MIENS, et last but not least, FAFADI, que je dirige depuis 2013…

La Grande sœur Jeanne de FEMMES SOLIDAIRES a fait l’historique de l’association dont elle est la responsable locale. Elle a mis l’accent sur le combat que mène l’association pour promouvoir l’éducation des filles et l’égalité, et sa lutte contre les actes féminicides ainsi que la culture qui les sous-tend. La dimension internationale de l’action de FEMMES SOLIDAIRES est illustrée  par son engament concret auprès des femmes Afars en Ethiopie ; un engagement fructueux qui donne espoir…

Tanty Irène de PAS QUE LES MIENS dont l’association s’investit au local comme à l’international a parlé du parrainage de 53 enfants,  avec envoi au Togo de matériels scolaires. Elle a aussi mis l’accent sur l’importance du travail d’éducation en amont dans la lutte contre les discriminations à l’égard des filles…

Tonton Cesar Denis a parlé de l’accompagnement scolaire que dispense son association en local mais aussi des dons de livres ainsi que les aides et la mise sur pied d’une bibliothèque en faveur des  apprenants d’OZA NOGOGO, le village qui donne son nom à l’association qu’il dirige.

Sœur Jeanine d’AFIDEC a parlé de son action en faveur du soutien scolaire des lycéens, qui cette année est en berne faute de local d’accueil ; mais  sa plus grande gratification provient de l’aide qu’elle apporte aux jeunes dans la confection de vêtements et la réalisation de défilés de mode. Le succès national et international de ces défilés est pour elle une grande source de satisfaction et de fierté, qu’elle était heureuse de partager.

Quant à moi, en  ma qualité de présidente de FAFADI, outre le travail local dans les ateliers socio-éducatifs en direction des adultes, et les actions de culture en direction des plus jeunes, j’ai mis un accent particulier sur notre engament international. Cette année en effet, FAFADI a fait des dons en faveur des écoles pour l’année 2019/2020 ; ainsi des écoles comme l’Ecole Publique de d’Agoué Démakpoè dans la banlieue de Lomé, celle de Djassémè près de Togoville ont bénéficié de ces dons opérés en partenariat avec d’autres associations. Notre objectif est d’étendre ces aides à d’autres écoles, et de contribuer à lutter en amont pour une plus grande visibilité des filles dans le milieu scolaire. Pour cela, FAFADI se propose de dynamiser les relais d’aide locale pour que celle-ci puisse répondre aux besoins les plus pressants des enfants et des familles les plus vulnérables.

La deuxième période de la journée a été consacrée à un repas convivial, sur fond de musique, de chants et de danse  assurés par les talentueux tamtameurs d’ADESCA… Grande est ma joie de me joindre à ce beau monde, et de contribuer à donner à cette fête un cachet de détente et de joie que la faible affluence cette année ne promettait pas d’entrée.

Et nous sommes partis revigorés, gonflés à bloc pour les défis à venir,  et plus solidaires que jamais !

Linda Noukounou