Black Hair : une Brève Histoire de notre Cheveu

L’histoire du cheveu noir africain et de la nécessité de le prendre à cœur et à bras le corps pour nous en montrer fiers. Depuis le berceau africain jusque dans les Amériques et le monde entier via l’esclavage et la colonisation, cette brève histoire du cheveu noir est aussi l’histoire de notre identité, de notre survie et de notre vie au quotidien.

Élection Municipale à Saint-Ouen-sur-Seine : Lettre à Mon Frère au Pays

Bonjour Koko, dans un élan dicté par la fraternité mâtinée de curiosité, tu me poses des questions sur les prochaines élections municipales dans notre ville de Saint-Ouen. Pour quelqu’un qui vit à plus de 5000 km à vol d’oiseau d’ici, je dois dire que ta curiosité  force l’admiration. Même si le monde est devenu un village planétaire, et que tu es un fana de la chose politique. Pour toutes ces raisons, je m’empresse de te répondre, histoire d’éclairer ta lanterne et par ricochet, la mienne aussi.

Tu me demandes : « Dada Linda, comment se présentent les prochaines élections dans votre bonne ville ? Quel impact ça peut avoir sur l’activité de FAFADI ? »

Avant de te répondre sur le fond, laisse-moi d’entrée de jeu rebondir sur la deuxième question, concernant l’impact éventuel des élections sur l’activité de l’association que je dirige. Eh bien, mon cher Koko, rien de particulier ! Enfin, mis à part les changements dans les choix politiques  consécutifs aux alternances, et qui peuvent affecter plus  ou moins  les programmes sociaux. En tout état de cause, ici, la continuité de l’État est une réalité indépendante des alternances politiques. De plus, en matière sociale, il y a un accord de fait sur les besoins et les exigences du citoyen.  Bien sûr, certaines majorités sont plus portées sur le social que d’autres, mais tout cela reste dans des limites viables qui n’affectent pas grandement l’action des associations comme FAFADI. Ce qui ne veut pas dire que je n’aie pas ma préférence. Je constate d’ailleurs que les acteurs du monde associatif sont en général très regardants sur l’engagement social des divers groupes politiques qui sollicitent leur suffrage en tant que citoyens.

Cela étant dit, mon cher Koko, venons-en à ta question principale, à savoir : « Comment les élections se présentent dans ma bonne ville de Saint-Ouen ? » Pour éclairer ta lanterne sur ce qui va se passer dans quelques semaines, il serait bon de rappeler rapidement comment les choses se sont passées en  2014, lors de l’élection qui porta à la tête de la ville l’actuelle maire, Monsieur William Delannoy. En 2014, sa liste « Divers droite » avait obtenu 33 sièges sur 43, grâce à 53,16 % des voix exprimées.

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10 sièges étaient revenus à la liste de celle qui était alors la tenante du titre, Madame Jacqueline ROUILLON (FG) avec 46,83 % des voix exprimées.

Il faut dire que la liste de M. DELANNOY était déjà arrivée en tête au soir du premier tour avec 34,87 % des suffrages, quand celle de Mme ROUILLON en avait reçu 31,56 %. La liste « Divers droite » a en outre profité d’un report de voix favorable entre les deux tours, puisqu’elle a bénéficié du report de 2 265 votes en sa faveur tandis que son adversaire « Front de Gauche » n’en a récolté que 1 896 supplémentaires !

Le troisième candidat, Karim BOUAMRANE (UG, 26,98 %) aurait été en mesure de se maintenir au deuxième tour, mais a choisi de ne pas le faire. Il est vraisemblable que par son abstention, il a joué plus ou moins volontairement les faiseurs de roi.

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Pour situer notre ville dans son environnement territorial, il faut dire qu’elle est rattachée à la Communauté d’Agglomérations Plaine Commune. A ce niveau, elle est représentée par 8 membres de son conseil municipal. 9 communes constituent cette intercommunalité.

Enfin, le taux de participation était de 55,21 %, contre 53,42 % au premier tour.

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On recensait 4,5 % de votes blancs ou nuls parmi ceux de Saint-Ouen-sur-Seine, contre 3,02 % au premier tour.

Voilà donc succinctement évoqué comment les choses se sont passées en 2014. Maintenant, en 2020, après six ans de gestion par l’actuel maire, William Delannoy, les citoyens sont à nouveau appelés aux urnes les 15 et 22 mars pour élire, comme un peu partout en France, un nouveau maire. Vont-ils reconduire ou éconduire l’actuelle équipe et son chef ? Évidemment, la réponse à cette question dépend de la sensibilité de chacun, du regard porté sur la gestion de la ville pendant ces six dernières années, du ressenti quant  aux changements ou aux non-changements apportés par l’action de l’actuelle équipe.

Nul doute que si tu demandes à l’actuel maire pourquoi il est à nouveau candidat, il te répondra « Parce que je n’ai pas fini le job. Ce n’est pas en six ans qu’on peut réparer et transformer. En 2014, j’ai trouvé plus que des cadavres : l’état des finances, la vétusté de certains équipements publics, le manque de groupes scolaires… J’ai stoppé l’hémorragie. La dette de la ville est passée de 170 M€ à 140 M€. Celle de la ZAC des Docks a diminué de 50 M€… »

Eh oui, discours classique d’un accroc au nectar du pouvoir ! Il y a sans doute du vrai là-dedans mais on a le sentiment que son mandat a été agité par des polémiques, du début à la fin. On lui reproche aussi des difficultés de dialogue avec certaines institutions, comme le territoire Plaine Commune. Même dans sa majorité, il y a eu de nombreux remous et plusieurs démissions… En 2014, beaucoup ont parlé d’un vote anti-Rouillon. Il n’est donc pas à exclure que, restés sur leur faim, nombre d’Audoniens ( c’est ainsi qu’on nomme les habitants de notre ville)  expriment un vote anti-Delannoy en 2020… Et un tel vote bénéficiera à qui ? Eh bien, à toute une kyrielle de listes et de candidats qui se bousculent au portillon de la gouvernance municipale. Et qui ne sont pas tous « démagogiques, folkloriques ou symboliques » comme le prétend l’actuel maire sur son flyer de campagne. En dehors du tenant du titre, voici la liste provisoire des postulants, anciennes équipes requinquées ou ressuscitées, nouvelles listes pleines d’ambitions et de rêves, certaines avec des idées qui se veulent originales et branchées :

Un briefing s’impose sur ce beau monde, mon cher Koko.  Comme tu le vois, tous ou presque font référence à la ville dont le nom figure en bonne place dans leur désignation. Signe d’un patriotisme municipal de bon aloi qui caresse dans le sens du poil le sentiment d’appartenance des Audoniens.

Toutefois, le premier groupe, « Objectifs Saint-Ouen », est né d’une côte brisée de la majorité municipale, qui a claqué la porte pour rejoindre l’opposition. Raison invoquée : mésentente avec le maire pour cause d’autoritarisme. Quoi qu’il en soit, l’opposition plus ou moins personnelle au maire ne peut tenir lieu de programme politique pour une ville qui a faim de mesures concrètes et de progrès, aussi bien social qu’économique. Souhaitons que depuis leur clash en octobre  2019, ces dissidents de droite ont eu le temps nécessaire de fourbir leurs armes pour satisfaire l’attente des citoyens.

« Aux actes citoyens », est un groupe qui veut faire des actes son arme principal pour le bien-être des Audoniens. Ce côté concret affleure dans leur programme où il est question du futur du quartier Bauer, du Vieux-Saint-Ouen, du quartier Rosier-les Puces. Ce groupe prise le principe d’économie circulaire, un modèle économique dont l’objectif est de produire des biens et des services de manière durable. Ils ont aussi le souci des régulations urbanistiques à mettre en vigueur à Saint-Ouen, la gestion des logements sociaux (OPH-SEMISO) et du patrimoine diffus de la ville, et même les soutiens aux copropriétés. C’est-dire à quel point ils se veulent dans le concret. Ce parti-pris vie réelle, qui tranche avec les châteaux en Espagne habituels des politiques peut faire mouche auprès des électeurs ; mais le premier objectif  – les convaincre – est loin d’être acté… !

La liste « Saint-Ouen Ensemble LREM« , part quant à elle avec un atout qui pourrait se transformer en  boulet. En effet, elle se présente sous la bannière du parti au pouvoir, celui du Président Emmanuel Macron. Mais vu la mauvaise passe dans laquelle se trouve le gouvernement, son bras de fer social avec les syndicats, l’effet gilet jaune et l’insensibilité qui prévaut au sommet du pouvoir, les élections municipales risquent d’être le test grandeur nature d’une impopularité acquise. Cette crainte se traduit déjà, au niveau du gouvernement, par la « circulaire Castaner  qui  exclut de la visiblité statistique nationale les villes de moins de 9000 habitants, soit 96% des communes françaises ! C’est dire qu’un groupe comme celui-ci qui se réclame du parti au pouvoir risque de faire les frais de la bérézina en gestation, en dépit de sa volonté affichée d’être  « plus innovant, plus écologique, plus solidaire, plus inclusif »…

« Réinventons Saint-Ouen« ,  est un rassemblement  soutenu par Europe Ecologie-les Verts, le Parti radical de gauche et le Parti socialiste. Son discours volontariste colle au credo socialiste, jusques et y compris dans ses poncifs si décevants dans l’expérience du pouvoir. Mais la promesse du progrès partagé et de la référence écologique peut séduire davantage d’Audoniens qu’en 2014, lorsque ce groupe, arrivé en 3ème position, a préféré jouer les faiseurs de roi. L’autre opportunité qui s’ouvre à ce groupe découle du manque de rassemblement à gauche dont le  » printemps audonien » a viré à l’hiver sibérien. Tout en touchant du bois, et sauf nouveau coup de théâtre à gauche,  les Réinventeurs de Saint-Ouen pensent tout haut que  la dynamique de rassemblement des forces de gauche et citoyennes est de leur côté. Grand bien leur fasse… !

On peut aussi bien retourner cet argument dans l’autre sens et considérer que le défaut de rassemblement à gauche est peut-être l’une des meilleures chances du maire sortant, William Delannoy, de rempiler.  Comme tu le vois, mon cher Koko, tout cela reflète bien le climat politique, social et culturel de Saint-Ouen-sur-Seine ; une ville où je vis depuis plusieurs années et me sens bien. Mais quelle liste et quels hommes ou femmes auront la faveur des Audoniens lors des prochaines élections municipales dans notre bonne ville ? Voilà une question à laquelle seule une grande manieuse de boule de cristal peut répondre. Bref,  le deuxième tour sera décisif et tout dépendra du bon sens des acteurs et de la dynamique de rassemblement.

Pour le reste, mon cher Koko, et me tournant vers les électeurs de notre ville, j’utiliserai la célèbre formule de Spike Lee : « Do The Right Thing ! »

Linda Nukunu et Berlioz Ahandeci

Quand la BAD fait du Bien aux Femmes Africaines

«À partir de maintenant, nous évaluerons chaque institution financière africaine pour la façon dont elle aide les femmes. Chaque écosystème financier doit évoluer pour soutenir les femmes. Et nous allons faire pression sur les banques de garantie (…)

Lorsque les femmes empruntent, elles remboursent toujours. Et 90% d’entre elles remboursent leurs prêts sans le moindre problème. Alors, où est le risque? Le problème est le préjugé et le manque de flexibilité des banques », Dixit Akinwumi  Adesina. PDG de la BAD

Je Vous Présente une Superbe Rétrospective Culturelle Africaine

Je vous présente cette émission spéciale culture de l’équipe de BBC News Afrique réalisée  à l’occasion de Noël. C’est une rétrospective culturelle de l’année 2019  avec de la musique, de l’art, du cinéma etc. Elle est joliment présentée par Claire Renée Mendy. C’est intemporel et peut se regarder à tout moment…En l’occurrence Ici et maintenant…

BBC Infos- Spéciale Rétrospective culturelle de l’année 2019