JIF : Je vous Présente les Agodjié, Braves Amazones du Danhomè

Vaincre ou mourir », tel est leur adage. Elles ne prétendent pas égaler les hommes, elles les surpassent. « Elles », ce sont les Agodjié ou « Mino » (« nos mères », en langue fon), surnommées les « Amazones du Dahomey » par les Européens. Une armée de femmes unique au monde au XVIIIe siècle.

Tassi Hangbé, (1705-1711) première amazone, fille du roi Houégbadja, fondateur du royaume du Danxomè, a longuement combattu à la tête des régiments exclusivement composés de femmes pour défendre les couleurs royales et assurer une sécurité totale au Danxomè.

Éduquées au combat, les Agodjié vouent leur vie entière à la défense du roi et de son royaume. Une fois formées, elles sont réparties selon leurs spécialités : on distingue les fusilières, les archères, les faucheuses, les artilleuses, et enfin les chasseresses, commando d’élite dont les membres sont sélectionnés parmi les meilleures tueuses.

En service un jour sur deux, les guerrières subissent un entrainement physique quotidien très dur. Aptes à résister à la douleur, elles excellent dans le maniement des armes.

Des féministes avant l’heure

Se considérant plus fortes et plus courageuses que les hommes, elles prônent un renversement des valeurs et de la division du travail, revendiquant une forme de féminisme avant l’heure.

Linda Nukunu

Les Femmes dans la Conférence Nationale du Bénin en 1990

En décembre 1989, après des mois de contestations internes, de pressions externes et de tentatives d’ouverture, le président Mathieu Kérékou du Bénin, porté au pouvoir par un coup d’État le 30 octobre 1972, met fin au règne du parti unique, abandonne le « marxisme-léninisme » et convoque une « Conférence nationale des forces vives de la nation. » Celle-ci, qui devra servir de base à la définition d’un ordre nouveau, se tient du 19 au 28 février 1990 sous la direction de l’archevêque de Cotonou, Mgr De Souza. Ayant proclamé sa souveraineté et le caractère exécutoire de ses décisions, elle amorce le changement de régime. Après dissolution des anciennes instances « révolutionnaires », des institutions de transition sont mises en place : Nicéphore Soglo est élu premier ministre d’un gouvernement d’intérim, un nouvel organe législatif (le haut Conseil de la République) est créé et des élections législatives et présidentielles prévues pour l’année suivante. Un an après, le 21 mars 1991, N. Soglo est élu président et ouvre officiellement la période du Renouveau démocratique.

Constituaient cette conférence, 493 délégués, issus de tous horizons : organisations politiques du pouvoir et de l’opposition, syndicats, lobbies des rois et chefs traditionnels, association des femmes juristes, groupement des jeunes du quartier de Midonkpelé ou encore le conseil consultatif des jardiniers de Cotonou s’y côtoient. Le tissu associatif béninois, dans toute sa variété, constitue la trame sociologique. Et pourtant, parmi tout ce beau monde, il n’y avait que 15 femmes soit 0,3% du total des délégués !

Alors que sur 100 Béninois on comptait au moins 51 femmes, ce déséquilibre sociologique en dit long sur la faible représentation de la gente féminine dans les affaires publiques du pays. Et le cas échéant, les femmes assumaient un rôle décoratif, symbolique ou des fonctions auxiliaires. De nos jours, comme le montre la composition du parlement où siègent 7 femmes sur 83 députés, un certain progrès a été réalisé en terme de représentation des femmes. Mais ce progrès reste en deçà du mérite et du droit des femmes. Au Bénin comme ailleurs, en avant donc dans la lutte pour une représentation plus juste des femmes dans la vie politique de nos sociétés !

Binason Avèkes

Pionnière et Génie des Maths, Katherine Johnson s’en est Allée

Katherine Johnson

Katherine Johnson, mathématicienne spécialisée en calcul de trajectoires au sein de la Nasa, est morte à l’âge de 101 ans. Immortalisée à l’écran, sa vie avait inspiré toute une génération. Elle a été l’une des premières femmes noires à collaborer avec l’agence spatiale dans l’Amérique ségrégationniste des années 1950.

Municipales 2020 : 6 Propositions Pour Renforcer l’Intégrité de la Vie Publique Locale

Il y a 2 mois, Transparency International France dévoilait ses 6 propositions pour renforcer l’intégrité de la vie publique locale et lançait une campagne d’interpellation des candidats aux élections municipales dans les 70 plus grandes villes de France. Objectif : placer cette campagne sous les signes de l’éthique et de la transparence puis s’appuyer sur des candidats / maires volontaires pour généraliser les bonnes pratiques au niveau local.
  Pendant 2 mois, une équipe de bénévoles et de permanents de Transparency France a contacté près de 450 têtes de liste pour leur proposer de mettre en œuvre ces 6 propositions. Mardi 10 mars, à 5 jours du 1er tour des élections municipales, Transparency International France présentera une cartographie des candidats engagés pour l’intégrité de la vie publique locale. Les citoyens pourront utiliser ces données ouvertes pour savoir quels candidats placent l’intégrité et la transparence au cœur de leur projet municipal et pour interpeller ceux qui n’auraient pas encore répondu. Et ce n’est pas tout : l’ONG proposera également un accompagnement aux collectivités soucieuses de la bonne mise en œuvre de ces propositions à l’instar de ce qui se fait déjà au sein du Forum des Collectivités engagées.
Cliquez ICI pour en savoir plus.

Nigeria : l’Onu Soutient un Projet de Loi contre le Harcèlement Sexuel

Les Nations Unies ont appelé les journalistes, les médias et les groupes de la société civile nigérians à mobiliser leur soutien pour le projet de loi interdisant le harcèlement sexuel dans les établissements d’enseignement supérieur.

Le Sénat tient actuellement une audience publique sur le projet de loi qui est réintroduit l’année dernière après que la BBC a diffusé un documentaire d’investigation produit par l’une de ses journalistes, Mme Kiki Mordi, sur le harcèlement sexuel dans les universités ouest-africaines.

La représentante de l’ONU des femmes  au Nigéria et dans la CEDEAO, Mme Comfort Lamptey, a fait cet appel jeudi à Abuja. D’après elle :

«Les femmes et les filles sont soumises de manière disproportionnée à la violence, notamment au fémicide, à la violence sexuelle, à la violence entre partenaires intimes, à la traite et aux pratiques néfastes.

«Les principaux obstacles à la compréhension de l’ampleur de ce problème comprennent la faiblesse des structures de signalement du harcèlement sexuel et de la violence dans les universités ; des déséquilibres de pouvoir extrêmes entre les étudiants et les professeurs et une culture de stigmatisation qui fait honte aux victimes et aux survivants », a-t-elle déclaré.

La représentante des Nations Unies a félicité Mme Mordi pour avoir utilisé «sa voix et ses dons pour plaider en faveur de l’égalité des sexes en mettant en évidence certains des problèmes pertinents touchant les jeunes femmes».

En octobre dernier, Mme Mordi a filmé un documentaire sur les pratiques du « sexe contre note » dans certaines universités ouest-africaines.

À propos du film de Mme Mordi, Mme Comfort Lamptey a notamment déclaré:

«Dans son documentaire révolutionnaire, Sex for Grades, Kiki a aidé à donner aux femmes et aux filles nigérianes survivantes de violences sexuelles un sentiment de justice.

«La violence contre les femmes et les filles est aujourd’hui l’une des violations des droits humains les plus répandues dans le monde. Une femme sur trois dans le monde a subi des violences physiques ou sexuelles », a-t-elle ajouté.

Dans son discours d’acceptation, Mme Mordi a déclaré qu’elle continuerait de plaider pour l’égalité des sexes et la justice sociale.

amené et traduit par Adekoya Badero

ibinimori

Journée Internationale de la Langue Maternelle : Nutifafa ou la Paix

L’initiative de célébrer une Journée internationale de la langue maternelle vient du Bangladesh. Elle a été approuvée à la Conférence générale de l’UNESCO en 1999 et est observée dans le monde entier depuis 2000.

 À l’occasion de la Journée internationale de la langue maternelle, célébrée chaque année le 21 février, l’UNESCO met la diversité linguistique à l’honneur et invite ses États membres à célébrer la journée dans autant de langues que possible afin de rappeler que la diversité linguistique et le multilinguisme sont essentiels pour le développement durable.

Et pour cause ! la diversité linguistique est de plus en plus menacée à mesure que des langues disparaissent. 40% des habitants de la planète n’ont pas accès à un enseignement dans une langue qu’ils parlent ou qu’ils comprennent. Néanmoins, on constate des progrès dans le domaine de l’enseignement multilingue basé sur la langue maternelle, avec une prise de conscience croissante de son importance, en particulier pour les enfants d’âge préscolaire, et plus d’engagement en faveur de son développement dans la vie publique.

Les sociétés multilingues et multiculturelles existent à travers leurs langues, qui transmettent et préservent les savoirs et les cultures traditionnels de manière durable.

L’UNESCO célèbre les “langues sans frontières” à l’occasion de la Journée internationale de la langue maternelle 2020.

Les langues locales et les langues transfrontalières peuvent favoriser un dialogue pacifique et contribuer à la préservation du patrimoine autochtone. Il est fréquent que les locuteurs d’une langue partagent une culture commune avec des communautés de pays voisins. C’est par exemple le cas pour le swahili en Afrique de l’est ou le yoruba en Afrique de l’ouest.

On comprend pourquoi le thème de la paix est mis en avant dans l’affiche de cette année, et qui est traduit dans maintes langues dont l’éwé où il se dit « Nutifafa », un concept dans lequel Fafadi se retrouve tout naturellement…

Linda Nukunu

Inquiétudes sur l’Enfance de par le Monde – Selon l’OMS & l’Unicef

L’enfance est menacée dans le monde

Selon la Commission réunissant l’OMS, l’UNICEF et The Lancet, le monde ne parvient à offrir aux enfants ni une bonne santé ni un climat propice à leur avenir.

Tandis que les menaces climatiques et commerciales s’intensifient, la Commission OMS-UNICEF-The Lancet appelle à repenser radicalement la santé de l’enfant.

Par raport aux deux pôles de l’étude – la viabilité et le bien-être – on observe une disparité selon le niveau de développement des pays. Les pays les plus développés montrent une faiblesse au niveau de la viabilité, en raison des effets nocifs de l’industrie et du consumérisme ; tandis que si les pays les moins développés dont  la plupart se trouvent en Afrique sont mieux lotis à ce niveau, ils tiennent en revanche   la queue loin derrière les pays développés au niveau du bien-être.

Deux  points capitaux du rapport méritent d’être soulignés :

1.     L’intensification des changements climatiques est une menace pour l’avenir de chaque enfant 

2.     Les enfants sont les proies d’un marketing nocif – l’obésité chez les enfants a été multipliée par onze 

Pour protéger les enfants, les membres de la Commission indépendante appellent à un nouvel engagement mondial, en faveur des enfants et guidé par ceux-ci. Leurs recommandations sont notamment les suivantes.

Manifeste pour la santé de l’enfant et de l’adolescent

  1. Mettre un terme aux émissions de CO2 de toute urgence, pour garantir que les enfants aient un avenir sur cette planète ;
  2. Placer les enfants et les adolescents au centre de nos efforts pour parvenir à un développement durable ;  
  3. Inciter tous les secteurs à élaborer de nouvelles politiques et à investir dans les domaines de la santé et des droits de l’enfant ;
  4. Intégrer la voix des enfants dans le processus de décision politique ;
  5. Renforcer la réglementation du marketing commercial nocif au niveau national, en s’appuyant sur un nouveau protocole facultatif à la Convention des Nations Unies relative aux droits de l’enfant.  

source

Je Vous Présente Jare Ijalana, la « Plus Belle Petite Fille du Monde»

Naguère, a circulé sur la toile la photo d’une petite fille nigériane de 5 ans, une photo qui a conquis et continue de faire vibrer les internautes. Ce cliché pris par la photographe Bisola Mofeoluwa Bamuyiwa et publié sur son compte Instagram est très vite devenu viral et la petite Jare Ijalana n’a pas tardé à être surnommée la « plus belle fille du monde».

« Oui, elle est humaine », avait écrit en légende la photographe. « Je voulais capter l’intersection entre l’enfance et l’âge adulte, pour que les deux deviennent intemporels. J’aurais pu la faire sourire et rire, mais j’ai pris la décision de la faire poser au naturel. Comme une adulte. C’est un portrait intemporel », avait-t-elle expliqué ensuite.

Aujourd’hui, Jare continue, si l’on peut dire, son petit bonhomme de chemin dans le monde des mannequins et pose pour des photographes et des événements de renom ! A condition qu’elle parvienne à naviguer entre les eaux profondes de l’éducation et celles vives de la passion et de la beauté, nous lui souhaitons bon vent et plein succès !

Linda Nukunu

Bangladesh : quand l’école vogue vers les élèves

Shikkha Tori, qui signifie littéralement «le bateau de l’éducation», est un programme innovant de l’organisation non gouvernementale BRAC qui permet aux enfants vivant dans certaines des régions les plus sujettes aux inondations et les plus basses du Bangladesh de fréquenter les bateaux-écoles.

Un tiers du Bangladesh, en particulier ses régions du nord-est, n’est qu’à un mètre au-dessus du niveau de la mer. Ces zones humides, connues localement sous le nom de haor, deviennent de vastes étendues d’eau pendant la mousson et restent inondées pendant environ 7 à 8 mois par an. Pendant cette saison, les routes sont submergées, laissant les élèves des familles pauvres sans accès aux écoles traditionnelles.

C’est pourquoi, des organisations à but non lucratif telles que Shidhulai Swanirvar Sangstha, et plus tard BRAC, ont commencé à introduire des bateaux-écoles comme un moyen d’amener la classe aux enfants. Ces bateaux servent également de bateaux-bus qui ramassent les élèves directement de chez eux.

L’idée du bateau-école est venue à Mohammed Rezwan, fondateur et directeur exécutif de Shidhulai Swanirvar Sangstha, à cause d’un souvenir d’enfance. Il a grandi dans une région sujette aux inondations et n’a pu se rendre à l’école que pendant la mousson sur un bateau appartenant à sa famille. Cependant, beaucoup de ses amis d’enfance n’ont pas eu autant de chance.

    J’ai pensé que si les enfants ne pouvaient pas venir à l’école à cause des inondations, alors l’école devrait aller vers eux en bateau. Avec l’aide d’organisations telles que le Fonds mondial pour les enfants et la Fondation Bill et Melinda Gates, le premier bateau-école a mis les voiles en 2002.

Le nombre d’élèves fréquentant l’école primaire dans le pays dépasse les 9 millions, tandis que le nombre total d’écoles primaires publiques et non gouvernementales n’est que d’environ 110 000. Les zones humides du pays abritent environ 20 millions de personnes et c’est une zone où moins de 1% de la population achève ses études secondaires.

BRAC, la plus grande ONG du Bangladesh, a également commencé à gérer des bateaux-écoles en 2012 dans le cadre de son projet éducatif.

Les écoles flottantes de Shidhulai Swanirvar Sangstha ont atteint plus de 80 000 élèves depuis le début du programme, et les bateaux de BRAC ont atteint 14 000 autres. Ces deux initiatives ont contribué à élever le niveau de fréquentation scolaire.

Bien que ces écoles ne soient pas situées derrière les quatre murs d’une classe traditionnelle, les élèves de ces programmes se sont révélés aussi compétitifs que les autres élèves du pays.

Certains bateaux BRAC abritent des mini-bibliothèques, des coins scientifiques et des ordinateurs portables avec connexion Internet tandis que certains bateaux Shidhulai Swanirvar Sangstha ont des panneaux solaires sur le toit qui alimentent le bateau la nuit et permettent aux apprenants qui travaillent de suivre les cours

Grande idée: au Bangladesh, sujet aux inondations, Shidhulai Swanirvar Sangstha exploite 54 écoles flottantes et cliniques médicales tout en travaillant avec les communautés locales pour construire des fermes flottantes.

Les enseignants sont recrutés dans la communauté locale et sont formés pour parler aux élèves de leur croissance mentale et physique, des effets du changement climatique et des différentes façons de protéger l’environnement.

Les éducateurs de #Bangladesh ont un problème. Non seulement ils sont confrontés à bon nombre des mêmes défis que les enseignants d’autres pays pauvres – contraintes de financement, manuels dépassés – ils doivent également s’inquiéter des pluies de mousson. Les inondations sont si courantes que les élèves ne peuvent souvent pas se rendre en classe.
Pour surmonter cela, un organisme de bienfaisance local a décidé de prendre les salles de classe pour les élèves sous forme d’écoles sur des bateaux. Ce bateau est l’une des 23 écoles flottantes à l’année dans cette partie du #Bangladesh dirigée par Shidhulai Swanirvar Sangstha, un groupe local à but non lucratif.
«Les écoles de bateau BRAC sont le produit d’une idée simple mais puissante: si les enfants vivant dans des zones isolées ne peuvent pas aller à l’école, alors l’école devrait y aller.» @BRACworld transforme la vie des enfants dans les régions sujettes aux inondations. Découvrez comment !

Le concept d’écoles en bateau a maintenant été adopté par d’autres pays en développement tels que les Philippines, le Cambodge, le Nigeria, le Vietnam et la Zambie.

source

Traduction Binason Avèkes

L’Académie nigériane des sciences élit sa première femme présidente

Lors de son assemblée générale annuelle tenue à Lagos le jeudi 6 février, l’Académie nigériane des sciences a nommé à sa tête une professeure, Madame Ekanem Ikpi Braide.

Mme Ikpi Braide est née dans l’État de Cross River en 1946. Elle a étudié la zoologie à l’Université d’Ife avant d’obtenir sa maîtrise et son doctorat en parasitologie à l’Université Cornell de New York. Elle fut vice-chancelière de l’Université fédérale de Lafia( Nassarawa). Elle est également l’un des membres du conseil d’administration de la principale organisation non gouvernementale du Nigeria, Société Nigériane pour la Santé Familiale.

Mme Ikpi Braide, qui est la vice-présidente immédiate de l’Académie, sera la première femme présidente de l’Académie en 43 ans d’existence lorsqu’elle prendra ses fonctions en janvier 2021.

Mme Ikpi  Braide, professeur de parasitologie / épidémiologie était membre du comité national qui a réalisé l’exploit louable de l’éradication du ver de Guinée au Nigeria. Elle a une riche expérience professionnelle en tant que chercheuse et administratrice. Elle est ancienne vice-chancelière de l’Université d’État de Nassarawa, Lafia.

Alors que la célébration de la Journée Internationale des femmes se profile, la nouvelle de cette élection ne laissera pas indifférents des militants de l’égalité et de la justice ainsi que l’opinion nigériane et africaine. Fafadi s’associe à leur joie et souhaite bon vent à la nouvelle élue !

Adekoya Badero