Les Savants Noirs Savamment Ignorés : un Devoir de Résurrection

Les Noirs ont apporté une variété d’innovations dans le progrès technologique et scientifique de l’humanité. Que ce soient les premiers processus de nettoyage à sec ou les procédures chrirugicales en ophtalmologie. Depuis des siècles, des Noirs ont contribué à changer notre mode de vie, grâce à leur ingéniosité et leur créativité. Et pourtant, la plupart de ces pionniers de la technologie et de la science sont savamment ignorés. On les ignore parce qu’il ne sied pas qu’un Noir sache, à l’instar du déni de l’identité noire de l’Egypte ancienne.

Pour un Noir épris de justice, qu’il soit d’Afrique même ou de la diaspora, refuser cet enterrement sournois est un impératif. C’est pourquoi, avec son projet « Nos fameuses têtes penseuses », Tania Armant, Creilloise de 30 ans, veut remettre en lumière les noms des inventeurs noirs oubliés par l’Histoire. Son idée a porté sur une collection de tee-shirts de dix personnalités qui ont développé des objets toujours utilisés aujourd’hui quotidiennement.

Les visages de Garret Morgan, inventeur du feu tricolore, de Percy Lavon Julian, qui développa la mousse que l’on trouve dans les extincteurs, ou encore de John Stenard, qui créa le réfrigérateur, seront imprimés sur les tee-shirts de Tania. Leurs trouvailles seront précisées. Des personnalités souvent reléguées au second plan au profit d’hommes blancs. A l’image de Lewis H. Latimer, qui travaillait avec Thomas Edison sur l’ampoule électrique et dont le nom n’est jamais cité.

Le projet a germé il y a deux ans, d’abord sous la forme d’un livre jeunesse. « Ma fille s’étonnait de ces personnalités dont elle n’avait jamais entendu parler », dit la jeune femme, assistante administrative. Trop chronophage, cette première idée est finalement abandonnée au profit  des tee-shirts. « Il me fallait un support qui plaise aux générations actuelles et futures », justifie Tania Armant.

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Tania Armant,

Tania finalise actuellement son produit, qui devrait être mis sur le marché d’ici la rentrée pour une vingtaine d’euros. « Une toute petite pierre apportée à l’édifice » Si le projet est plus ancien, il prend une résonance particulière avec l’actualité et le mouvement « Black lives matter ».

« Ce n’est qu’une toute petite pierre apportée à l’édifice mais si elle peut permettre de prendre conscience de certaines choses, c’est déjà ça. » Avec ses tee-shirts, Tania Armant veut, à sa manière, inscrire ces personnalités dans la vie courante. « Cela rejoint quelque part ce qu’il se passe à travers les mouvements d’égalité des droits. C’est incroyable de se dire qu’en 2020 nous devons toujours nous battre pour cela. »

 Contact : tania_armant@hotmail.fr

NASA : La Résurrection Fort Méritée de Mary Jackson

Nicoletta Lokoci

Help, à l’Aide : un Milliard d’Enfants Victimes de Violence dans le Monde

© UNICEF/Anush Babajanyan
Une fillette de cinq ans joue dans l’appartement de sa famille au Kazakhstan, où l’UNICEF s’efforce d’éliminer la violence domestique par des visites à domicile.

Chaque année, un enfant sur deux dans le monde est victime d’actes de violence physique, sexuelle ou psychologique qui entraînent des traumatismes, des handicaps voire son décès, parce que les pays ne parviennent pas à appliquer les stratégies établies pour les protéger. Tel est le constat fait par le  Rapport de situation 2020 sur la prévention de la violence à l’encontre des enfants dans le monde publié jeudi par plusieurs entités de l’ONU

© UNICEF/Frank Dejong
Une fillette de 10 ans, victime d’abus, se tient devant sa maison à Maradi, au Niger

Selon Henrietta Fore, la Directrice générale de l’UNICEF « La violence à l’encontre des enfants a toujours été omniprésente, et la situation pourrait maintenant sensiblement s’aggraver. En raison du confinement, de la fermeture des établissements scolaires et de la restriction des déplacements, beaucoup trop d’enfants ont dû rester avec les personnes qui les maltraitent et n’ont pas pu aller à l’école, où ils auraient été normalement à l’abri. Il faut d’urgence faire davantage d’efforts pour protéger les enfants pendant cette période et après, y compris en considérant les travailleurs sociaux comme essentiels et en renforçant les services d’aide téléphonique à l’enfance »,

Le rapport rend compte des progrès accomplis dans 155 pays par rapport au cadre « INSPIRE », une série de sept stratégies pour prévenir et combattre la violence à l’encontre des enfants.

Il signale que tous les pays doivent absolument intensifier leurs efforts pour appliquer ces stratégies car si la quasi-totalité des pays (88 %) disposent de lois pour protéger les enfants de la violence, moins de la moitié (47 %) ont indiqué que ces lois étaient appliquées avec fermeté.

Le rapport comprend les toutes premières estimations mondiales des homicides parmi les enfants de moins de 18 ans, qui indiquent qu’en 2017, 40.000 enfants environ ont été victimes d’un homicide.

Le rapport fait état de progrès inégaux que ce soit au niveau de la scolarisation que dans l’accès aux structures d’appui aux parents ainsi qu’aux organismes en charge de la protection infantile.

Photo : ©UNICEF/ Frank Dejongh
Une jeune fille étudie en ligne chez elle à Abidjan, en Côte d’Ivoire.

Conséquences de la riposte au Covid-19 sur les enfants

Les mesures de confinement et la fermeture des établissements scolaires ont limité les sources habituelles de soutien aux familles et aux personnes (amis, famille élargie, professionnels). Ainsi, les victimes ont encore moins la possibilité de gérer les crises et la réorganisation de leur vie quotidienne. On a observé une forte augmentation du nombre d’appels aux centres d’aide téléphonique aux enfants maltraités et aux victimes de violence du partenaire intime.

Aussi les communautés en ligne sont devenues essentielles pour que de nombreux enfants continuent à apprendre, à jouer et à bénéficier de soutien, mais on a observé une recrudescence des comportements néfastes en ligne, dont le cyberharcèlement, les conduites à risque et l’exploitation sexuelle.

© UNICEF/Giacomo Pirozzi
Un garçon de 19 ans est assis sur son lit dans un refuge pour enfants qui vivent ou travaillent dans la rue, à Odessa, en Ukraine. Il est consommateur de drogue et séropositif, mais n’a pas accès aux médicaments antirétroviraux

Une action à l’échelle mondiale s’impose pour que tous les pays puissent bénéficier du soutien financier et technique nécessaire. L’ONU souligne que le suivi et l’évaluation sont indispensables pour déterminer dans quelle mesure ces efforts de prévention profitent effectivement à tous ceux qui en ont besoin.

« Nous pouvons et nous devons créer un monde dans lequel chaque enfant puisse s’épanouir sans être victime de violence puis être en bonne santé et mener une vie prospère à l’âge adulte », selon le Directeur exécutif du Partenariat pour l’élimination de la violence, Dr Howard Taylor.

ibinimori

Linda Nukunu

Deux Défis Majeurs auxquels sont Confrontées les Femmes Africaines pendant la Pandémie de Covid-19

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Une nouvelle famille visite un dispensaire avec son nourrisson, 19 mars 2018, Nairobi, Kenya. Photo de l’Union internationale des télécom. via Flickr

I.  L’Inégalité de l’Accès à l’Information

  1. Communication Officielle

Dans un article publié sur Global Voice, deux juristes kényanes activistes des droits des femmes, Lydia Muthiani et Nelly Warega attirent l’attention sur deux défis auxquels les femmes kényanes sont confrontées avec la pandémie du Covid-19. Ces défis touchent à l’accès d’une part à l’information dans son rapport au droit et à la pratique, et d’autre part aux lieux de soin en toute sécurité. Au-delà du cas kényan qui ne sert que d’exemple à nos auteurs, c’est toute la situation de l’Afrique subsaharienne qui est ici pointé du doigt.

La pandémie de COVID-19 met en évidence l’obligation critique des États d’assurer la fourniture précise d’informations en tant qu’élément fondamental des droits à la santé. Cela exige une communication proactive des États en temps opportun et de manière efficace.

Pendant la pandémie, certains gouvernements ont eu du mal à garantir aux femmes et aux filles un accès ininterrompu aux informations et à l’éducation liées à la santé génésique, en ligne et hors ligne.

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Au Kenya, le public n’a pas toujours reçu d’informations régulières, claires et accessibles concernant les dérogations au couvre-feu et aux restrictions du confinement. Bien que les exemptions permettent sans réserve aux femmes enceintes confrontées à des urgences obstétricales de quitter leur domicile pour se rendre dans des établissements de santé, un manque d’informations claires sur ces exemptions et la manière dont elles sont mises en œuvre peut provoquer un stress et une confusion indus.

Les Kenyans n’étaient pas non plus pleinement conscients du devoir et du rôle des agents de sécurité et des prestataires de transports publics de faciliter et d’assurer le passage en toute sécurité des femmes et des filles enceintes vers les établissements de santé. L’accès à ces informations permet aux femmes et aux filles de faire valoir leurs droits.

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Une femme debout devant une clinique de soins de santé annonçant une variété d’options et de services d’assurance, le 19 mars 2018, Nairobi, Kenya.
  1. Exclus des ressources en ligne

La diffusion principalement d’informations en ligne – en particulier via les réseaux sociaux – est potentiellement dangereuse car elle exclut et discrimine de nombreuses femmes et filles qui ont un accès limité ou inexistant aux smartphones, aux services Internet ou aux compétences en décryptage numérique nécessaires pour accéder à ces informations. Certains ont des moyens économiques limités ou inexistants pour couvrir les coûts des données Internet.

Selon la World Wide Web Foundation, malgré une croissance mondiale massive de l’utilisation d’Internet, il y a toujours plus d’hommes en ligne que de femmes en raison des disparités économiques et sociales entre les sexes. En Afrique subsaharienne, seulement 28% des femmes ont accès à Internet. Cela signifie que le partage d’informations en ligne ou l’obligation pour les consommateurs d’accéder à Internet pour accéder aux services de santé exclut souvent les femmes.

Au Kenya, 86% des femmes ont accès aux téléphones portables, mais seulement 32% ont accès aux services Internet et les utilisent. De ce dernier groupe, on ne sait pas s’ils bénéficient d’un accès régulier et ininterrompu aux services Internet, ce qui nécessite des moyens économiques pour payer les forfaits Internet et l’électricité pour recharger les smartphones.

II.   Difficulté d’Accès au lieu de Soin

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Dans toute l’Afrique de l’Est, les sages-femmes et autres prestataires de soins de santé qualifiés aident en toute sécurité les femmes enceintes pendant l’accouchement afin de réduire le risque de mortalité maternelle et infantile.

Pourtant, les mesures COVID-19 telles que les interdictions de voyager et les couvre-feux nocturnes ont créé des barrières physiques potentiellement dangereuses entre les femmes enceintes et les prestataires de soins de santé qualifiés pendant l’accouchement.

La pandémie de COVID-19 en cours représente une menace continue pour l’accès sans entrave à des soins de santé maternelle complets.

Pendant la pandémie, de nombreuses femmes enceintes n’ont pas pu accéder aux services de santé à temps – ou pas du tout – pendant l’accouchement. Sous les couvre-feux nocturnes, les prestataires de transport n’ont pas pu ou n’ont pas voulu transporter les femmes enceintes en travail vers les établissements de santé par crainte d’être harcelés par les agences de sécurité.

À la mi-avril 2020 au Kenya, environ un mois après la mise en place des mesures COVID-19, au moins cinq femmes et trois bébés sont morts pendant et immédiatement après l’accouchement.

En février 2020 au Kenya, un conducteur de boda-boda¹ a été abattu par un policier après avoir transporté un enfant à l’hôpital qui s’était presque noyé. En mars 2020, un conducteur de boda-boda a été battu à mort par des policiers alors qu’il rentrait chez lui après avoir conduit en urgence une femme enceinte à l’hôpital.

Le Kenya Television Network a signalé que les taux de mortalité infantile ont augmenté en raison de la crainte de «violer le couvre-feu».

III.  Au-delà du Kenya

Le cas kényan décrit ici par nos deux auteurs vaut mutatis mutandis pour les pays africains subsahariens. Quel que soit le pays, il  est important que les pouvoir publics prennent à bras les deux défis évoqués ici, concernant l’information et l’accessibilité aux lieux de soin.

Tout d’abord, l’information doit être accessible à tous sur un pied d’égalité et sans discrimination – en particulier aux populations vulnérables et marginalisées telles que celles qui vivent dans la pauvreté, dans les zones rurales et isolées et les personnes handicapées. L’accès régulier aux informations relatives à la santé – en particulier pour les femmes et les filles – améliorera sans aucun doute l’accès aux services de santé maternelle.

Par ailleurs, il est important de noter que toutes les mesures de transport adoptées par les gouvernements, y compris les mesures spéciales, devraient toujours donner la priorité à la sûreté et à la sécurité des femmes enceintes pendant le transit vers les établissements de santé.

Des mesures adéquates prises pour relever ces deux défis, atténueront probablement l’augmentation prévue de la mortalité et de la morbidité maternelle et néonatale en Afrique pendant la pandémie de COVID-19.

Linda Nukunu


¹Boda-boda ( Kenya, Afrique de l’Est) alias Okada, Zemijan (Nigeria, Bénin, Togo)  taxi-moto.

ibinimoricopyright 2020

Flash sur une Falasha : Nomination de la Première Ministre Noire en Israël

Israël vient de nommer sa première ministre noire issue de la communauté falasha, ou Juifs d’Éthiopie. Malgré ce geste encourageant, [ et médiatiquement opportuniste ]cette communauté reste en butte à la discrimination et au racisme.

L’ascencion fulgurante de Pnina Tamano-Shata

Le parcours de Pnina Tamano-Shata, nommée Ministre de l’Immigration et de l’Intégration le 1er mai 2020 est remarquable: née en Éthiopie dans la communauté falasha, elle passe ses premières années dans un camp de réfugiés au Soudan.

A l’âge de trois ans, elle est rapatriée en Israël ainsi que 7,000 autres membres de cette communauté dans le cadre d’une opération de transfert clandestine organisée par Tel-Aviv avec l’appui de Washington entre le 20 novembre 1984 et le 6 janvier 1985, plus connue sous le nom d’Opération Moïse.

Une fois installée en Israël, elle s’intègre à la société, fait des études de droit et travaille comme journaliste ainsi qu’avocate. Elle s’engage aussi dans la société civile, devenant vice-présidente de l’Association nationale des étudiants éthiopiens en 2004, et membre du comité exécutif de Transparency International de 2015 à 2018.

Elle entame  une carrière politique, en se faisant élire à la Knesset, le Parlement israélien où elle siège de 2013 à 2015 en tant que représentante du parti laïc Yesh Atid.

Son engagement social et politique lui vaut d’être reconnue en Israël ainsi qu’à l’étranger. Ainsi, en 2016 elle est lauréate du prix UNSUNG AWARD 2016 décerné par le Drum Major Institute, une organisation non-gouvernementale américaine qui lutte pour les droits de l’homme et l’égalité des races.

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Retour à l’Air Libre : Petite Balade au Musée de la Vie Romantique

Les institutions culturelles rouvrent progressivement. Nous en profitons pour vous faire faire une petite balade ici et ailleurs …

CENTRE NATIONAL DU COSTUME DE SCÈNE Depuis le 21 mai
Après avoir accueilli 1100 visiteurs pour son grand weekend d’ouverture, le CNCS continue à recevoir le public qui peut ainsi (re)découvrir l’espace permanent consacré au chorégraphe Rudolf Noureev et l’exposition Couturiers de la danse, exceptionnellement prolongée jusqu’au 1er novembre 2020. 
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HALLE SAINT PIERRE Depuis le 8 juin
La Halle Saint Pierre, temple parisien de l’art brut et de l’art singulier a rouvert le 8 juin l’exposition Le Monde selon Roger Ballen dédiée au célèbre photographe américain, qui a fait de l’Afrique du Sud sa terre d’adoption. Si la librairie a également rouvert ses portes, il faudra attendre encore quelques jours pour le salon de thé. 
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La Fondation Zinsou est lauréate du Prix d’encouragement pour les jeunes artistes du Praemium Imperiale 2014. Ce film retrace les activités de la Fondation et a été projeté lors de la remise du prix à Paris, au Musée du Quai Branly, en juillet 2014.
La Fondation Zinsou
PALAIS DE LA PORTE DORÉE À partir du 16 juin
Le Palais de la Porte Dorée rouvrira ses portes au public avec notamment le parcours permanent du Musée national de l’histoire de l’immigration et sa grande exposition Christian Louboutin. L’Exhibition[niste]. Cette exposition évènement dédiée à l’œuvre et l’imaginaire du créateur est prolongée jusqu’au 4 janvier 2021.  
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MUSÉE BOURDELLE À partir du 16 juin
Dès la réouverture, les visiteurs pourront plonger dans l’univers étrange et onirique du sculpteur et céramiste danois Niels Hansen Jacobsen. L’exposition qui donne à voir la genèse et la richesse de son langage plastique qui renoue avec la mythologie nordique, les légendes scandinaves et le fantastique des contes d’Andersen est prolongée juqu’au 26 juillet. 
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MAISON DE BALZAC À partir du 16 juin
Dès la réouverture, le public pourra profiter du jardin et découvrir l’exposition La Comédie humaine, Balzac par Eduardo Arroyo prolongée jusqu’au 16 août. L’exposition présente une trentaine de peintures, collages et dessins, réalisés depuis 2014 par Arroyo qui a utilisé sa connaissance très fine de Balzac pour se pencher sur ses propres souvenirs et réfléchir au processus de mémoire.
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MUSÉE DE LA VIE ROMANTIQUE À partir du 16 juin
Le public pourra retrouver les œuvres de Niki de Saint Phalle, Annette Messager, Sophie Calle, Pierre et Gilles, Jean-Michel Othoniel… réunies dans l’exposition Cœurs. Du romantisme dans l’art contemporain. Prolongée jusqu’au jusqu’au 13 septembre 2020, elle propose une sélection de 40 œuvres d’artistes contemporains autour de la représentation du cœur, en écho à l’une des thématiques phares du romantisme.
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MUSÉE CERNUSCHIÀ partir du 16 juin
Le public pourra découvrir le nouveau parcours permanent du musée, repensé et enrichi.Réaffirmant sa vocation d’espace privilégié de découverte de l’Asie extrême-orientale à travers les échanges artistiques qui unissent la Chine au Japon, à la Corée et au Vietnam, il présente de nouvelles facettes de la collection, mettant en avant une large sélection d’œuvres dont 66% n’ont pas été exposées jusqu’à présent .
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Mosquée de Kairouan
Visite d’une immense mosquée qui fait partie de la médina de Kairouan, a l’époque ancienne elle s’appelait mosquée Oqba Ibn Nafi . C’est la première fois dans ma vie que je découvre que l’entrée d’une mosquée est devenue payante ou l’ont demandé de l’argent pour entrée ici. Les responsables des lieux ont décidé de se faire de l’argent sur les visiteurs qui vient visiter les lieux. Nous ferrons la connaissance d’un homme bon qui fait appel à la prière tous les jours depuis des années.
Visite de la grande Mosquée de Kairouan

Linda Nukunu

Je Vous Présente Fatimata Sy, une Styliste Rockmantique

Fatimata Sy

« Enfant, je découpais des silhouettes de poupées, que j’habillais ensuite de vêtements de papier. En troisième, mes copines m’ont conseillé de devenir styliste ». Si une conseillère d’orientation l’en décourage dans un premier temps, sa vocation se rappelle à elle après son BTS de commerce international. Elle compte parmi les premières promotions de l’école Mode Spé, à qui l’on apprend le merchandising, le commercial, le style… L’étudiante fait ensuite quelques stages au sein de bureaux de style, pour lesquels elle commande les tissus, constitue des books, court les défilés. Diplômée, Fatimata trouve du travail dans le Sentier, où, aux côtés d’une modéliste, elle confectionne des collections pour des marques comme Plein Sud, ou Toi mon toi. « Comme c’étaient de toutes petites structures, j’ai touché à tout », se souvient-elle encore.

Fatimata Sy, à l’oeuvre

2005 : l’heure est venue pour Fatimata, 31 ans, de monter sa propre entreprise. « Je voulais que tout soit fait en France. Faire des séries revenait trop cher, alors je me suis lancée dans la pièce unique. Au début, les boutiques avaient du mal à comprendre le concept, et me demandaient 10, 15 pièces. Aujourd’hui, cette pratique est rentrée dans les mœurs ». Elle se trouve alors un style, qu’elle appelle « Rockmantique ». « En chinant, je me suis aperçue que j’adorais le vintage, les tissus nobles comme la soie, la dentelle. J’achetais des nuisettes désuètes que je revisitais, en les rebrodant, et en y ajoutant des éléments plus trash, noirs, des bords francs. » Autre autoportrait : « Je suis le fruit, d’une part, de la culture sénégalaise, où les femmes sont fières, belles, chatoyantes, et voluptueuses. Mes coupes soulignent les fesses, les seins des femmes. D’autre part, j’aime la couture tailleur : précieuse, minimaliste, sombre ».

Forte de cette identité, elle s’est lancée dans l’ère « Montreuil ». Elle met un an à s’accoutumer à la ville. « J’en suis vraiment tombée amoureuse après les portes ouvertes des ateliers d’artistes. Je suis alors rentrée dans la dynamique de la ville, en fréquentant des personnes du monde de la musique, du cinéma. J’ai exposé au théâtre, au cinéma Méliès, organisé un défilé avec le lycée Eugénie-Cotton, travaillé avec le centre aéré, sous-loué un atelier au « café-couture » », etc. De fil en aiguille, l’idée d’acquérir son atelier fait son chemin. « Quand j’ai vu que les tatas (flingueuses, ndlr) s’installaient, je me suis dit : c’est maintenant ou jamais ». Même si sa quête de locaux a duré cinq ans, elle a fini par avoir son petit pignon sur rue, son atelier-boutique au cœur de Montreuil.

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Lékansi Ninishola