2020 : Covid et le Vide d’Education

UNICEF India 

Cette année, l’éducation des enfants du monde entier a été gravement perturbée, alors que les écoles ont lutté pour faire face aux fermetures et réouvertures répétées et au passage à la scolarité en ligne, lorsque celle-ci était possible. Les enfants défavorisés ont cependant été les plus touchés par les mesures d’urgence.

L’impact mondial d’une perturbation sans précédent

Les fermetures d’écoles dues à des crises sanitaires ne sont pas nouvelles, du moins dans le monde en développement, et les conséquences potentiellement dévastatrices sont bien connues : perte d’apprentissage et taux d’abandon plus élevés, violence accrue contre les enfants, grossesses d’adolescentes et mariages précoces.

Ce qui distingue la pandémie de Covid-19 de toutes les autres crises, c’est qu’elle a touché les enfants partout et en même temps.

Ce sont les enfants les plus pauvres et les plus vulnérables qui sont les plus touchés lorsque les écoles ferment. C’est pourquoi les Nations Unies se sont empressées de plaider pour la continuité de l’apprentissage et l’ouverture des écoles en toute sécurité, lorsque cela était possible,quand les pays ont commencé à mettre en place des mesures de confinement.

« Malheureusement, l’ampleur et la rapidité de la perturbation actuelle de l’éducation à l’échelle mondiale est sans précédent et, si elle se prolonge, cela pourrait menacer le droit à l’éducation », a averti en mars la Directrice de l’agence des Nations Unies pour l’éducation (UNESCO), Audrey Azoulay.

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Enfance Maltraitée : l’ONU Lance « Together to ENDviolence »

 « Ensemble pour mettre fin à la violence ». Together to #ENDviolence, 

Il est plus que jamais nécessaire de mettre fin à la violence contre les enfants, a déclaré mardi la Représentante spéciale du Secrétaire général pour les violences contre les enfants, lors du lancement d’une série de sommets intitulés « Ensemble pour mettre fin à la violence ».

Cette campagne et cette série de sommets sur les solutions à prendre vise à mettre un terme aux violences qui frappent un milliard d’enfants chaque année.

« Près de trois enfants sur quatre âgés de 2 à 4 ans sont régulièrement victimes de violences de la part de leurs parents ; environ 1 enfant sur 4 âgé de moins de 5 ans vit avec une mère victime de la violence de son partenaire intime ; une femme sur 5 et un homme sur 13 déclarent avoir été victimes d’abus sexuels dans leur enfance ; et un peu plus d’un enfant sur trois dans le monde est victime de violence psychologique », a rappelé Najat Maalla M’jid dressant un tableau des constats présentés dans le rapport sur la situation mondiale 2020  en matière de prévention de la violence contre les enfants. 

Selon la défenseure des droits des enfants, ces chiffres « horribles » montrent l’ampleur des souffrances endurées par les enfants, qui sont de plus aujourd’hui aggravées par la pandémie de Covid-19. 

« L’impact direct de la pandémie ainsi que les mesures d’atténuation nous mettent encore plus en retard », a affirmé Mme M’jid rappelant les propos du Secrétaire général de l’ONU : « ce qui a commencé comme une crise sanitaire risque de se transformer en une crise plus large des droits de l’enfant ».

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Covid-19 : les jeunes et l’OMS se mobilisent pour inverser l’impact de la pandémie

« Si les effets directs de la pandémie de Covid-19 sur la santé des jeunes ont été généralement moins graves, les jeunes sont touchés de manière disproportionnée par les conséquences à long terme de la pandémie », a déclaré le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur général de l’OMS, lors d’un point de presse virtuel organisé depuis Genève.

« Ces effets comprennent des perturbations de l’éducation, l’incertitude économique, la perte ou le manque de possibilités d’emploi, les répercussions sur la santé physique et mentale et les traumatismes dus à la violence domestique », a détaillé le Dr Tedros. L’anxiété mentale provoquée par le coronavirus a ainsi été identifiée chez près de 90 % des jeunes.

Plus d’un milliard d’élèves et étudiants dans presque tous les pays ont été touchés par les fermetures d’écoles. Et un jeune sur six dans le monde a perdu son emploi pendant la pandémie.

En même temps, les jeunes sont également les moteurs du changement et mettent en œuvre des solutions en réponse à Covid-19 en agissant par le biais d’interventions communautaires et de service volontaire. Selon l’OMS, certains ont même agi comme premiers intervenants et ont livré de la nourriture et des fournitures à ceux qui en ont besoin.

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Violence Sexuelles : la Tanzanie lance une application mobile pour aider les victimes à lancer l’alerte

«Le changement commence par moi» est le thème choisi par la Tanzanie pour les 16 jours d’activisme de cette année pour mettre fin à la violence basée sur le genre (VBG). Le thème a été annoncé par Prudence Constantine, directeur de l’unité de communication au ministère de la Santé et du Développement communautaire.

M. Constantine expliqué que «le thème est un appel à l’action pour que chacun de nous prenne la responsabilité de mettre fin à la VBG en s’attaquant aux normes sociales persistantes qui dévalorisent les femmes et les filles et en garantissant aux survivantes l’accès à un service de soutien complet».

Cette campagne mondiale annuelle [fr] soutenue par les Nations Unies a commencé le 25 novembre, Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, et se poursuivra jusqu’au 10 décembre, qui est la Journée des droits de l’Homme. La couleur orange étant le symbole international de la campagne pour mettre fin à la VBG, le thème mondial de cette année est «Orangez le monde : financez, répondez, prévenez, collectez !»

La coalition contre les VBG basée en Tanzanie connue sous le nom de MKUKI a lancé les 16 jours d’activisme en créant une application appelée Taarifa, ou Information, un outil qui offre des informations sur ce phénomène et qui permettra également aux victimes de signaler leurs cas aux autorités.

Pendant les 16 jours d’activisme, la coalition Mkuki est en tournée en Tanzanie pour lancer l’application dans diverses universités de différentes villes. L’application est déjà un succès parmi les internautes car ils font campagne pour encourager d’autres à la télécharger.

L’internaute Careen Joel, journaliste, écrivaine et pionnière du changement social tanzanien, a activement plaidé contre la VBG avec un poème intitulé «Je pleurerais», en l’honneur des victimes de VBG en Tanzanie.

Mme Joel a écrit : Citation d’origine

Je dors toujours avec l’espoir d’un lever de soleil changé,
Comme nos jours dans les pins et les mots de miel, 
Quand j’étais ton étoile et non ton sac de frappe.
Même les vents sont étonnés.

Rebeca Gyumi, qui figure sur la liste des 100 femmes de 2020 de la BBC, est inébranlable dans sa mission contre le mariage précoce. Souvent appelées «child brides» (épouses enfants) en anglais, les jeunes filles concernées par cette pratique ne sont pas en mesure de choisir leur partenaire et, par conséquent, ces types d’unions sont considérées comme une forme de violence, chose que ce terme occulte.

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