10 Mai 2021 en Kit, Jean-Marc Ayrault : « Parce que c’est notre histoire »

La Fondation pour la mémoire de l’esclavage est une institution pour la France d’aujourd’hui.

Parce que la connaissance du passé nous aide à comprendre le présent. Parce que les cultures issues de cette histoire sont des richesses. Parce que, pour lutter contre les discriminations, le racisme et toutes les formes d’atteintes à la dignité humaine, il faut savoir d’où ils viennent.

Vingt ans après la loi Taubira du 21 mai 2001, sa création prolonge et amplifie l’ambition de ce texte qui a fait de la France le premier pays à reconnaître l’esclavage et la traite coloniale comme des crimes contre l’humanité : fondation reconnue d’utilité publique, associée à de nombreux acteurs publics et privés et soutenue par l’Etat, elle travaille à construire un récit national plus juste et plus ouvert, elle valorise l’apport des outre-mer et des populations qui en sont issues, elle rappelle comment les exemples tirés de cette histoire continuent d’inspirer aujourd’hui le combat pour la liberté, l’égalité et la fraternité, en France et dans le monde.

La Fondation assure cette mission avec les moyens d’aujourd’hui. Avec ses cinq programmes Citoyenneté, Culture, Education, Numérique et Recherche, elle s’adresse à tous les publics, en s’appuyant sur les travaux des chercheurs, en travaillant avec l’école, les associations, les artistes et les institutions culturelles, en mobilisant toutes les ressources numériques pour partager le savoir, célébrer la culture, construire une citoyenneté plus forte.

Le Mois des mémoires est…

Saison Africa2020 : Débats d’idées et DJ sets

Le musée du quai Branly – Jacques Chirac accueille le lancement du Sommet de Septembre,* cycle de débats d’idées de la Saison Africa2020.

Ces trois jours d’échanges sont conçus comme un apport aux Études noires depuis les domaines de l’art, de l’architecture et de la pensée critique. Initiés par une conférence d’Achille Mbembe,** ils feront dialoguer intellectuels, artistes, et militants. A l’issue de chaque journée de débats, DJ sets ou séance d’écoute seront proposés, gratuitement et en direct, sur la chaîne YouTube du musée du quai Branly- Jacques Chirac.

Au programme, des conférences de Frieda Ekotto, Achille Mbembe et Maboula Soumahoro; une table ronde sur l’abstraction dans l’art de la diaspora africaine et noire avec Darby English, Kodwo Eshun, Julie Mehretu, Nontobeko Ntombela et Nolan Oswald Dennis; une table ronde sur les pratiques urbaines noires et les imaginaires spatiaux avec Emanuel Admassu, Ola Hassanain, Ola Uduku et Sumayya Vally. Chaque journée d’échanges s’achèvera en musique avec les DJ sets incandescents de Christelle Oyiri (alias Crystallmess) et Bamao Yendé, en collaboration avec Rinse France ; et enfin le dimanche par une session d’écoute avec la plateforme Chimurenga.

Saison Africa2020

Saison Africa2020

Conçue autour des grands défis du 21siècle, la Saison Africa2020 présente les points de vue de la société civile du continent africain et de sa diaspora récente dans tous les secteurs d’activité. Elle est  centrée sur l’innovation dans les arts, les sciences, les technologies, l’entrepreneuriat et l’économie. C’est une plateforme de partage de questionnements sur l’état des sociétés contemporaines qui, au-delà de l’Afrique, sont en résonnance avec la France et le reste du monde. Axé sur la production et la diffusion de pensées, Le Sommet de Septembre propose une série de forums et de conversations dans des institutions d’enseignement supérieur et culturelles. Ce temps fort mettra l’accent sur la production intellectuelle et la transcendance des idées.

Le Sommet de Septembre

Préliminaires pour l’Institut des Études Noires

Programme

Vendredi 26 février

18h-19h30 : Conférence inaugurale

Avec Achille Mbembe, Le devenir-nègre du monde !(Ang)

20h – 21h : DJ Set, avec Bamao Yendéen collaboration avec Rinse France.

Samedi 27 février  

16h-17h30 : Conférence avec Maboula Soumahoro, Parole noire / Noire parole (Fr)

18h-19h30 : Table rondeLa condition noire et l’art abstrait comme stratégie

Avec Kodwo Eshun, Julie Mehretu, Nolan Dennis Oswald, Darby English et Nontobeko Ntombela (Ang)

Modération : Edwin Nasr

20h – 21h : DJ Set, avec Christelle Oyiri (aka Crystallmess) en collaboration avec Rinse

France

Dimanche 28 février

16h-17h30 : Conférence avec Frieda Ekotto : Aimé Césaire à l’ère de Black Lives Matter (Ang).

18h – 19h30 : Table ronde Imaginer des infrastructures pour une architecture noire

Avec Ola Uduku, Sumayya Vally, Emanuel Admassu et Ola Hassanain (Ang).

Modératrice : Sarah Rifky

20h – 21h30 : Session d’écoute avec Chimurenga* – FESTAC ’77

Ce programme a été conçu par Sarah Rifky, commissaire d’expositions, critique d’art, chercheuse en études urbaines et théories modernes et Edwin Nasr, commissaire, critique en art visuel.

*Chimurenga est une Plateforme panafricaine d’écriture, d’art et de politique fondée par Ntone Edjabe en 2002. Chimurenga prend de nombreuses formes et agit comme une plate-forme innovante d’idées libres et de réflexion politique sur l’Afrique par les Africains et la diaspora.

Les DJ

Bamao Yendé

Bamao Yendé

Passé des clubs underground aux plus gros festivals en quelques mois, Bamao Yendé et son son équipe de Boukan Records ont réussi à décloisonner la fête en mixant tout ce que la (black) music a produit de plus chaud ces dernières décennies. Il navigue entre House garage, Broken beat de Peckham, Kuduro, Highlife et Batida de toute l’Afrique via Lisbonne et une House bouillante branchée sur la sono mondiale. 

Crystallmess

Crystallmess

DJ, productrice et artiste à la sensibilité brute, son paysage musical foisonnant allie l’afro-futurisme et la culture populaire pour un mélange unique. Ses sets hors-normes ont fait le tour de l’Europe, elle est commissaire et présentatrice pour Boiler Room ou le Novamix. Son premier EP «MERE NOISES» à squatter les platines de dj’s tels que Bill Kouligas, Bonaventure, Kode9 entre dancehall abrasif, ambient et afro-transe.

Afrik Art : Gudi Dakar / Dakar la Nuit

Mabeye Deme présente à la galerie Art-Z sa série Gudi Dakar, «Dakar la nuit» dans laquelle il capte à travers des ouvertures de porte les activités nocturnes des échoppes de Dakar. En déambulant dans la ville de Dakar, dissimulé dans la pénombre, Mabeye Deme offre une vision rêveuse et mystérieuse de la capitale
sénégalaise. Flâneur poétique et mélancolique, il se place ainsi en regardeur, observant la vie nocturne à travers la matière et la lumière.
Il suggère de façon pudique les gestes et habitudes des citadins

Gudi Dakar est une fenêtre sur la nuit urbaine.

La ville sombre, où l’éclairage public manque, permet de distinguer des scènes
illuminées, depuis des boutiques et des ateliers de rue. Les néons créent des ilots de lumière depuis lesquels s’organisent des décors miniatures. On pourrait dire aussi des scènes issues de kaléidoscopes, de lanternes-magiques, activés dans l’obscurité, autant de dispositifs auxquels la photographie mais aussi le cinéma ont beaucoup emprunté.
Dans le noir, des scènes éclairées, qui racontent des métiers du quotidien, des lieux-refuges et de rencontre nocturnes.
Chaque soir, pendant plusieurs mois, je suis parti marcher dans Dakar avec Kader Ndong, qui m’assiste dans mon travail. Nous commencions à marcher à la tombée de la nuit, attentifs aux boutiques encore ouvertes. Je recherchais des clairs-obscurs, en décalage avec les scènes surexposées de la ville, les clichés de couleurs vives. Ici tout est atténué et mis en valeur, par la lumière à la fois étouffée de la nuit et contrastée.

Une fois les premières boutiques fermées -tailleurs, boulangerie, quincailleries…-, nous entrions dans d’autres types de commerces ouverts plus longuement -dibiterie où est vendue jusque tard de la viande grillée, bars, épiceries de nuit, salons de coiffure-. Avant chaque photographie, une discussion avec les commerçants et artisans s’engageait ; on parlait de Dakar, des métiers qu’elles et ils exerçaient, l’absence d’éclairage public, le prix en hausse de l’électricité, l’arrivée d’un apprenti, l’attrait et les limites de la photographie… « Vous y
verriez pas mieux le jour ? », nous demandait-on souvent. L’idée d’y voir moins, atténué, ou encore avec pudeur, depuis des scènes miniatures qui parviennent à n’être ni intérieures, ni extérieures, autrement et intimes, et sociales, nous occupait beaucoup. Distinguer les silhouettes en mouvement, depuis les gestes de leurs métier, sans les exposer à la manière de mannequins figés dans des vitrines : les discussions arrivaient souvent à ce point partagé. Il y avait aussi des discussions rapides : l’autorisation de photographiée donnée, chacun se remettait au travail.
A ces relations éphémères, ces rencontres nocturnes d’un soir, restent des traces photographiques en clairs-obscurs, des rideaux de devantures qui cachent et laissent voir, des personnages en mouvement dans la nuit dakaroise, des présences qui éclairent la ville la nuit.
Co-écrit par Mabeye Deme et Sarah Mekdjian

Cette exposition sera également l’occasion de découvrir le livre de Mabeye Deme sur sa série Wallbeuti, L’envers du décor en wolof.
Dans cette série réalisée entre 2014 et 2018, il mettait en avant la présence fragile des passants. L’usure de la toile de tente derrière laquelle il photographie raconte le temps qui passe, les ruptures et la distance de l’exilé avec une ville qui se dérobe toujours à son présent.
Mabeye Deme utilise la texture sensible des tissus comme médium, à l’image du révélateur de l’argentique ou des pixels du numérique.

« Aujourd’hui, en 2020, j’essaie de n’avoir aucun objet
ou sujet à prendre en photo. Il s’agit, plutôt, d’être
attentif à des modes de relation qui existent déjà et les
traduire en images. »

Afrique : Youpi, Ebola c’est Fini dans la Province de l’Equateur en RDC !

Une feuille de plastique sépare une mère de son fils 

Les autorités congolaises et l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ont proclamé mercredi la fin de la 11ème épidémie d’Ebola dans l’histoire de la République démocratique du Congo (RDC), qui a fait 55 morts depuis son apparition le 1er juin en Equateur, province dans le nord-ouest du pays.

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