Les plastiques dans les sols menacent la sécurité alimentaire, la santé et l’environnement (FAO)

La pollution plastique est devenue omniprésente dans les sols agricoles, menaçant la sécurité alimentaire, la santé des populations et l’environnement, selon un nouveau rapport publié par la FAO, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture.

Alors que les déchets plastiques qui jonchent les plages et les océans attirent l’attention, le rapport de la FAO intitulé Évaluation des plastiques agricoles et de leur durabilité : un appel à l’action suggère que les terres que nous utilisons pour cultiver nos aliments sont contaminées par des quantités encore plus importantes de polluants plastiques.

« Les sols sont l’un des principaux récepteurs des plastiques agricoles et on sait qu’ils contiennent des quantités de microplastiques plus importantes que les océans », a déclaré Maria Helena Semedo, Directrice générale adjointe de la FAO.

Des chiffres surprenants

« Chaque année nous avons 12,5 millions de tonnes de produits plastiques qui sont utilisés dans la production végétale et animale », a expliqué le Directeur adjoint du Bureau du changement climatique, de la biodiversité et de l’environnement à la FAO, Zitouni Ould-Dada, au micro d’ONU Info.

« Et c’est une quantité presque équivalente aux 11 millions de tonnes qui sont rejetés sous forme de déchets marins. Et à cela s’ajoute aussi à près de 37 millions de tonnes utilisés dans les emballages alimentaires », a-t-il ajouté. « Les plus grands utilisateurs de produits plastiques sont les secteurs de l’agriculture et de l’élevage qui consomment environ 10 millions de tonnes par an et c’est un chiffre important parce que c’est à peu près 3% de la production mondiale de plastique ».

La pêche et l’aquaculture sont aussi responsables pour 2 millions de tonnes et la sylviculture est responsable pour 0,2 million de tonnes de produits plastiques.

Le rapport indique que l’Asie est le plus grand utilisateur de plastiques dans la production agricole, représentant près de la moitié de l’utilisation mondiale. En outre, en l’absence d’alternatives viables, la demande de plastique dans l’agriculture ne peut qu’augmenter.

Alors que la demande de plastique agricole continue d’augmenter, Mme Semedo a souligné la nécessité de mieux surveiller les quantités qui « fuient dans l’environnement à partir de l’agriculture ».Une femme arrose le sol qu'elle cultive à Amudat, en Ouganda. © FAO/Luis TatoUne femme arrose le sol qu’elle cultive à Amudat, en Ouganda.

Peser les risques

Depuis leur apparition dans les années 1950, les plastiques sont devenus omniprésents. Dans l’agriculture, les produits en plastique contribuent grandement à la productivité, par exemple en couvrant le sol pour réduire les mauvaises herbes ; les filets qui protègent et stimulent la croissance des plantes, prolongent les saisons de culture et augmentent les rendements ; et les protections d’arbres, qui protègent les semis et les jeunes plants des animaux, contribuent à créer un microclimat propice à la croissance.

« Ce sont des opportunités importantes pour les agriculteurs », indique M. Ould-Dada. «  Il y a aussi le bon facteur de la réduction de la demande en eau. On trouve que l’efficacité moyenne de l’utilisation de l’eau pour les cultures dans plusieurs régions en Chine, par exemple, aurait augmenté de presque 25% par rapport au contrôle qui est effectué sans paillage », explique-t-il.

Cependant, sur les quelque 6,3 milliards de tonnes de plastique produites avant 2015, près de 80% n’ont jamais été éliminées correctement.

Si les effets des grands objets en plastique sur la faune marine ont été bien documentés, les microplastiques libérés lors de leur désintégration affectent potentiellement des écosystèmes entiers.

Mauvaises gestions du plastique en fin de vie 

12,5 millions de tonnes de produits plastiques sont utilisés dans la production végétale et animale Unsplash/Erwan Hesry12,5 millions de tonnes de produits plastiques sont utilisés dans la production végétale et animale

Malheureusement, les propriétés mêmes qui rendent les plastiques si utiles créent des problèmes lorsqu’ils arrivent à la fin de leur vie utile. 

« Une mauvaise conception, une mauvaise sélection, utilisation et gestion de cette fin de vie des produits plastiques a des effets néfastes sur les écosystèmes terrestres et aquatiques », explique M. Ould-Dada.

« Souvent les agriculteurs n’ont pas les moyens suffisants pour sélectionner, utiliser et gérer ou récupérer ces produits afin d’éliminer correctement le plastique des champs », indique-t-il. « Et ils n’ont souvent pas aussi accès aux outils nécessaires pour une bonne gestion de ces produits en fin de leur vie ».

Par conséquent ces plastiques sont souvent abandonnés ou brûlés dans les champs « ce qui entraîne la contamination des sols ».

L’introduction des films plastiques biodégradables est complexe à cause du manque de normalisation de leur efficacité et dégradabilité. « On a des données qui proviennent de la Chine, par exemple, qui ont montré que l’accumulation de plastique dans le sol jusqu’à 240 kg par hectare peut réduire le rendement des cultures de 11 à 25% ».

Un autre facteur important : la production de plastiques contribue aux émissions de gaz à effet de serre et donc au changement climatique.

Des microplastiques – d’une taille inférieure à 5 mm – ont été retrouvés dans les excréments humains et le placenta, et ont été transmis aux fœtus par leur mère enceinte.

Si la plupart des recherches scientifiques sur la pollution par les plastiques ont porté sur les écosystèmes aquatiques, les experts de la FAO estiment que les sols agricoles reçoivent des quantités bien plus importantes de microplastiques.

« Ce rapport est un appel fort à une action coordonnée et décisive pour faciliter les bonnes pratiques de gestion et freiner l’utilisation désastreuse des plastiques dans tous les secteurs agricoles », a déclaré Maria Helena Semedo.

Principales recommandations

La pollution plastique est devenue omniprésente dans les sols agricoles, menaçant la sécurité alimentaire, la santé des populations et l'environnement. Unsplash/Naseem BurasLa pollution plastique est devenue omniprésente dans les sols agricoles, menaçant la sécurité alimentaire, la santé des populations et l’environnement.

En l’absence d’alternatives viables, il est impossible d’interdire les plastiques – et il n’y a pas de solution miracle pour éliminer les dommages qu’ils causent.

Le rapport identifie toutefois plusieurs solutions basées sur le modèle ‘Refuser, redéfinir, réduire, réutiliser, recycler et récupérer’.

M. Ould-Dada suggère des produits et pratiques alternatives qui pemettent d’éviter l’utilisation de plastique. Ainsi, les cultures de couverture et la biomasse peuvent remplacer les films de paillage en plastique. Ou encore, les produits réutilisables et durables, par exemple les couvertures en verre et en plastique durable pour les serres, peuvent permettre de réduire l’utilisation du plastique. 

La FAO continue à élaborer et aussi d’aider les agriculteurs à être au courant de cette pollution dans les champs et ses conséquences et les solutions alternatives à adopter. « C’est très important pour le développement durable d’une manière générale et pour la sécurité alimentaire dans le long terme », a conclu M. Ould-Dada.

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Afrique de l’Ouest et du Centre : l’UNICEF dresse un bilan effrayant des violations contre les enfants

©UNICEF/UN0533600/Rooftop Productions
Des enfants jouent au football dans un espace ami des enfants soutenu par l’UNICEF au Burkina Faso.

Le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) s’est préoccupé, mardi, du nombre effarant de violations commises à l’encontre des enfants en Afrique de l’Ouest et du Centre, notamment le recrutement, les meurtres et atteintes à l’intégrité physique, les viols ainsi que les enlèvements d’enfants.

Selon l’agence onusienne, cette partie du continent africain a enregistré le plus grand nombre d’enfants recrutés et utilisés par des forces armées et des groupes armés. 

« Cela représente plus de 42.000 violations entre 2005 et 2020 », a affirmé la Cheffe de la protection de l’enfance au Bureau régional de l’UNICEF en Afrique de l’Ouest et du Centre, Karin Heissler, lors d’un point de presse à Genève.

Sur cette même période, la région se classe également au premier rang – et au pire – en ce qui concerne le nombre de viols et d’autres formes de violence sexuelle commis contre des enfants. L’UNICEF décompte plus de 8.000 violations.

Marie, 17 ans, a été enlevée par un groupe armé non étatique, mais elle a réussi à s'échapper. Elle s'est inscrite dans un centre de réinsertion soutenu par l'UNICEF, où elle a reçu un soutien psychosocial et étudié la couture. ©UNICEF/UN0533597/Rooftop ProdMarie, 17 ans, a été enlevée par un groupe armé non étatique, mais elle a réussi à s’échapper. Elle s’est inscrite dans un centre de réinsertion soutenu par l’UNICEF, où elle a reçu un soutien psychosocial et étudié la couture.

4.800 cas d’enlèvements

L’Afrique de l’Ouest et du Centre arrive également en deuxième position en termes d’enlèvements, avec 4.800 cas.  

« Ce sont des classements dont nous préférerions ne pas faire partie », a ajouté Mme Heissler, relevant que tous ces chiffres ne sont que des cas que l’ONU a pu vérifier, soulignant que le nombre réel de violations graves est bien plus élevé, car beaucoup ne sont pas signalées.

Aussi selon l’UNICEF, les tendances sont encore plus inquiétantes. Entre 2016 et 2020, il y a eu une hausse de 50 % du nombre total de violations graves vérifiées. 

« Il y a une accélération tristement exponentielle entre 2019 et 2020, du nombre de violations graves à l’encontre des enfants, avec une augmentation de 35 % en un an », a-t-elle fait valoir.

Cette année, un pourcentage « stupéfiant » de 10 % de ces enfants vivant dans des situations de conflit qui figurent dans le rapport du Secrétaire général des Nations Unies sur les enfants et les conflits armés ont besoin d’une aide humanitaire.

Meurtres, viols et recrutement d’enfants par les groupes armés

La situation au Cameroun, en République centrafricaine et en République démocratique du Congo, ainsi que les urgences multi-pays, notamment les crises dans les régions du Sahel central et du bassin du lac Tchad, ont des conséquences dévastatrices sur les enfants.

Selon l’UNICEF, ces chiffres ahurissants interviennent dans « une région de jeunes » : la moitié de la population de l’Afrique de l’Ouest et du Centre, soit 282 millions de personnes, sont des enfants. 

« Ces filles et ces garçons sont nos prochains dirigeants et artisans du changement », a fait remarquer la responsable de l’UNICEF.

D’une manière générale, outre le recrutement et l’utilisation des enfants par les groupes armés, les autres violations graves portent sur les meurtres et les mutilations, les viols et autres formes de violence sexuelle ou les enlèvements. 

L’UNICEF s’inquiète aussi des attaques contre les écoles et des hôpitaux, ainsi que le refus de l’accès humanitaire.Khady transporte de l'eau dans son village au Nigeria. Après avoir été enlevée et maltraitée par Boko Haram, elle a reçu l'aide de programmes de réintégration soutenus par l'UNICEF et entame le lent parcours qui lui permettra de rejoindre sa communauté. ©UNICEF/UN0533599/Rooftop Prod Khady transporte de l’eau dans son village au Nigeria. Après avoir été enlevée et maltraitée par Boko Haram, elle a reçu l’aide de programmes de réintégration soutenus par l’UNICEF et entame le lent parcours qui lui permettra de rejoindre sa communauté.

Le parcours de Khady, une Nigériane enlevée qui a réussi à s’enfuir à sa 3ème tentative

Lors de la présentation du rapport, la Cheffe de la protection de l’enfance au Bureau régional de l’UNICEF en Afrique de l’Ouest et du Centre a partagé l’histoire de Khady, une jeune fille nigériane de 18 ans, qui voulait devenir médecin.

Ses parents ont travaillé dur pour l’envoyer à l’école avec sa sœur. Après l’enlèvement de sa sœur par un groupe armé, Khady a abandonné l’école par crainte de vivre la même chose.

Malheureusement, sa sœur et ses enfants n’ont toujours pas été libérés

La jeune nigériane a ensuite épousé quelqu’un à l’âge de 15 ans et a donné naissance à des jumeaux. Son mari a été tué par un groupe armé.  

L’UNICEF explique que Khady a été ensuite enlevée par un groupe armé, violée et mariée contre son gré. Elle a réussi à s’enfuir après sa troisième tentative. Malheureusement, sa sœur et ses enfants n’ont toujours pas été libérés.

« Telle a été son enfance. Elle se reflète de manière effrayante dans toute la région », a détaillé Mme Heissler, ajoutant que Khady participe maintenant à un programme de soutien psychosocial et de formation professionnelle, ou elle devient couturière.Le soutien de la communauté est essentiel pour aider les jeunes filles comme Marie, 17 ans, à se réinsérer dans leur communauté après avoir vécu le pire. Avec l'aide de sa famille d'accueil, Marie a réappris à faire confiance, et c'est à elle qu'elle doit l'amour et l'attention dont elle avait besoin pour reconstruire sa vie. © UNICEF/UN0538109/Rooftop Productions Le soutien de la communauté est essentiel pour aider les jeunes filles comme Marie, 17 ans, à se réinsérer dans leur communauté après avoir vécu le pire. Avec l’aide de sa famille d’accueil, Marie a réappris à faire confiance, et c’est à elle qu’elle doit l’amour et l’attention dont elle avait besoin pour reconstruire sa vie.

L’histoire de Khady se répète de manière effrayante dans la région

L’histoire de Khady est la même que celle de tant d’autres enfants, en particulier des filles, dans cette région. 

Pour les enfants comme Khady, l’UNICEF demande à toutes les parties au conflit à mettre fin aux violations graves contre les enfants. 

Il s’agit aussi d’intensifier la documentation des abus graves contre les enfants, qui vont servir lors d’un processus de reddition des comptes.

Pour les enfants recrutés et utilisés, l’UNICEF veut le transfert rapide des enfants des forces armées aux autorités civiles et aux acteurs de la protection de l’enfance afin qu’ils reçoivent une aide appropriée, en tant qu’enfants et en tant que victimes. 

De plus, des ressources financières et humaines sont nécessaires pour soutenir les filles et les femmes, y compris les survivantes de violences sexuelles et sexistes.

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Initiative Spotlight : la violence contre les femmes et les filles est évitable

A l’occasion de la présentation vendredi du rapport d’impact 2020-2021 de l’initiative Spotlight, de hauts responsables des Nations Unies et de l’Union européenne ont tenu à rappeler que la violence contre les femmes et les filles est évitable et que le changement est possible.

« La violence contre les femmes et les filles est une pandémie silencieuse. C’est un problème que nous ne pouvons traiter qu’en travaillant ensemble. C’est pourquoi je suis si fière des efforts conjoints de l’UNICEF, de nos agences sœurs et de l’Union européenne dans l’initiative Spotlight », a déclaré la Directrice exécutive du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), Henrietta Fore.

L’initiative Spotlight est un partenariat mondial pluriannuel entre l’Union européenne et les Nations Unies visant à éliminer toutes les formes de violence à l’égard des femmes et des filles. Cette est l’une des violations des droits de l’homme les plus répandues, les plus persistantes et les plus dévastatrices au monde.

Une femme sur trois dans le monde a subi des violences physiques ou sexuelles. Une femme sur deux tuées dans le monde en 2012 a été tuée par son partenaire ou sa famille. Une femme et une fille sur cinq ont subi des violences physiques et/ou sexuelles de la part d’un partenaire intime au cours des 12 derniers mois.

Lancée en 2017 avec un financement initial de 500 millions d’euros de l’Union européenne, cette initiative représente un effort mondial sans précédent visant à investir dans l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes, condition préalable et moteur de la réalisation des objectifs de développement durable.

« Cette initiative est le plus grand effort ciblé au monde pour mettre fin à toutes les formes de violence à l’égard des femmes et des filles. Elle s’efforce de changer les normes sociales et sexistes néfastes qui sous-tendent cette violence. Et elle améliore l’accès et la qualité des services essentiels pour les survivantes de cette violence », a souligné la cheffe de l’UNICEF.

Au Niger, empêcher les mariages d’enfants

Au Malawi, l’initiative travaille avec des organisations communautaires et des partenaires médiatiques pour sensibiliser les éducateurs et les jeunes, en particulier les garçons. Selon Mme Fore, ces efforts contribuent à augmenter le signalement et à fournir aux filles et aux femmes un soutien plus rapide et plus efficace.

Au Niger, un travail est effectué avec les comités de protection des villages pour empêcher des centaines de mariages d’enfants.

« L’Initiative Spotlight est la preuve que lorsque les gouvernements, les agences des Nations Unies et la société civile travaillent ensemble, nous pouvons faire la différence », a estimé Mme Fore.

Selon elle, Spotlight est plus nécessaire que jamais, alors qu’au cours des deux dernières années, la pandémie de COVID-19 a perturbé ou fermé des services clés, notamment dans les établissements de santé et les écoles. En outre, les pressions économiques dans de nombreux pays augmentent le risque de violence.

« La COVID-19 continue d’exacerber la violence à l’égard des femmes et des filles dans un contexte de réaction contre les droits des femmes dans le monde », a noté pour sa part Sima Bahous,Directrice exécutive d’ONU Femmes. « Maintenant plus que jamais, nous avons besoin d’une action concentrée pour protéger les gains réalisés et se prémunir contre les retours en arrière ».

Selon Henrietta Fore, « l’Initiative Spotlight montre le besoin continu d’investissements pour prévenir la violence et apporter des réponses efficaces. Les résultats que nous présentons aujourd’hui montrent exactement ce que cet investissement peut réaliser ».

« La violence contre les filles et les femmes est évitable et le changement est possible. Les filles et les femmes dirigent ce changement ; continuons à les soutenir », a-t-elle conclu.

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Youpi : à nous Cabourg Plage !

Dans le cadre de sa sortie estivale devenue maintenant rituelle, l’Association Fafadi France vous invite à une sortie conviviale et Ô combien romantique à Cabourg.

Ce sera le 24 juillet. Le départ, comme les années précédentes aura lieu devant la mairie de Saint-Ouen/Seine à 7heures. Retour prévu à 21 heures

Pour tout renseignement et information, téléphonez au 06 17 88 36 27.

Fafadi France vous souhaite une agréable sortie !

8 Mars : Paulette Narda, Résurrection d’une Architecte de la Négritude

Paulette Narda

En ce mois de mars, nous rendons hommage aux Femmes qui ont contribué de près ou de loin aux différents combats pour la dignité de l’homme noir. Parmi elles, figure celle présentée comme l’architecte de la Négritude, qui avec ses sœurs, ont amorcé cette bataille pacifique pour combattre les préjugés en défaveur des êtres humains à la peau noire.

PAULETTE NARDAL: LA MARRAINE DE LA NÉGRITUDE.

De la négritude, on connaît les pères, figures tutélaires : Léopold Sédar Senghor, le Sénégalais, Aimé Césaire, le Martiniquais, Léon-Gontran Damas, le Guyanais. Des femmes qui ont initié le concept, l’historiographie française a oublié le nom.
La biographie de l’une d’entre elles, Paulette Nardal, est récemment parue aux éditions de l’Harmattan.
Dans les années 70, l’auteur, Philippe Grollemund, choriste, s’entretient à de nombreuses reprises avec cette vieille dame qui mène la chorale depuis son fauteuil. La vieille dame, c’est Paulette Nardal, la «Marraine de la négritude». Elle est très affaiblie, pas sa mémoire. Elle correspondra avec Grollemund jusqu’à sa mort, en 1985.

Paulette Nardal, théoricienne oubliée de la négritude

« Première étudiante noire de la SORBONNE »

Née en 1896 en Martinique, Paulette Nardal était l’aînée d’une famille de sept sœurs qui ont ouvert la voie à ce courant littéraire et politique, principal mouvement d’émancipation des Noirs francophones au XXe siècle. Etudiantes à Paris dans les années 20, les sœurs Nardal tiennent salon dans leur maison de Clamart. S’y croisent des artistes qui portèrent la Harlem Renaissance, comme le célèbre militant panafricaniste Marcus Garvey, le romancier jamaïcain Claude McKay, mais aussi Aimé et Suzanne Césaire, le politicien Félix Eboué, le jeune Senghor que Paulette Nardal fait inscrire à l’université, et de nombreux autres étudiants, militants des droits civiques balbutiants.

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Solidarité Paris Etudiant, Repas Gratuit

En cette période difiicile où le spectre du confinement pointe à nouveau son bout de nez, Fafadi, en pointe dans l’action solidaire, a le plaisir de relayer l’info suivante de l’association LINKEE :
Pour tous les étudiants qui seraient intéressés par des paniers repas gratuits ; ces paniers contiennent chaque soir des contenus différents : repas chaud, bouteille de lait, conserves, fruits et légumes et parfois des sacs de produits hygiéniques, des magazines…
On peut les récupérer sur Paris dans différents arrondissements.
Il suffit d’envoyer un mail à cette adresse et vous pourrez aller chercher un colis du lundi au vendredi : etudiants@linkee.co

Voici aussi le mail de l’asso pour les étudiants étrangers :

Hello dear foreign students, (if you’re french you can skip this mail)

2020 has been a tough year but Linkee is here to help you and we’re happy that you’ve chosen France for your studies.
We know that you might be particularly affected by the crisis we’re facing and we want to help you.
We want to know if you encounter difficulties this year in order to be more responsive to the needs of student.
It’s very important that you take less than 5 minutes to fulfill this short survey : link

See you soon

Destin de Femme Flic au Mozambique : Droit de Cuissage à Tous les Étages

Au moins 15 étudiantes d’une école de police mozambicaine seraient enceintes de leurs professeurs, selon un document interne

Les étudiantes ont été renvoyées chez elles

Un document confidentiel émanant de la police mozambicaine a filtré dans la presse nationale, faisant état de 15 grossesses parmi les étudiantes d’une école de police à Matalane, dans la province de Maputo.

Le document indique que ces grossesses résulteraient de relations entre les élèves et leurs professeurs, sans préciser s’il s’agissait de relations consenties.

Par ailleurs, les étudiantes enceintes auraient été temporairement exclues de l’école et la police aurait couvert les frais de leur voyage de retour dans leurs provinces respectives. Enfin, ce document avance que les enseignants impliqués auraient été « suspendus ».

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Jeune Fille Nommée ONU Femmes Fête son Dixième Anniversaire

ONU Femmes/Patterson Siema

ONU Femmes fête son dixième anniversaire. Depuis 2010, l’agence onusienne s’efforce de promouvoir l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes et de protéger leurs droits dans le monde.

En juillet 2010, l’Assemblée générale des Nations Unies a créé ONU Femmes afin de promouvoir l’égalité des sexes partout dans le monde. L’agence est née de la fusion de quatre entités du système des Nations Unies, à savoir la Division de la promotion de la femme (DAW), l’Institut international de recherche et de formation pour la promotion de la femme (INSTRAW), le Bureau de la Conseillère spéciale pour la parité des sexes et la promotion de la femme (OSAGI), et le Fonds de développement des Nations Unies pour la femme (UNIFEM).
Porte-drapeau mondial des femmes et des filles, ONU Femmes se focalise sur les domaines prioritaires qui sont fondamentaux pour l’égalité des femmes, et qui permettent de faire des progrès à tous les niveaux.
ONU femmes intervient à l’échelle mondiale pour faire de l’ambition des Objectifs de développement durable une réalité pour les femmes et les filles et soutient la participation équitable des femmes à tous les aspects de la vie, en mettant l’accent sur cinq domaines prioritaires :
• Renforcer le leadership des femmes et leur participation ;
• Mettre fin à la violence à l’égard des femmes ;
• Intégrer les femmes dans tous les aspects des processus de paix et de sécurité ;
• Renforcer l’autonomisation économique des femmes ;
• Placer l’égalité des sexes au cœur des processus de planification et de budgétisation au niveau national

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Les Savants Noirs Savamment Ignorés : un Devoir de Résurrection

Les Noirs ont apporté une variété d’innovations dans le progrès technologique et scientifique de l’humanité. Que ce soient les premiers processus de nettoyage à sec ou les procédures chrirugicales en ophtalmologie. Depuis des siècles, des Noirs ont contribué à changer notre mode de vie, grâce à leur ingéniosité et leur créativité. Et pourtant, la plupart de ces pionniers de la technologie et de la science sont savamment ignorés. On les ignore parce qu’il ne sied pas qu’un Noir sache, à l’instar du déni de l’identité noire de l’Egypte ancienne.

Pour un Noir épris de justice, qu’il soit d’Afrique même ou de la diaspora, refuser cet enterrement sournois est un impératif. C’est pourquoi, avec son projet « Nos fameuses têtes penseuses », Tania Armant, Creilloise de 30 ans, veut remettre en lumière les noms des inventeurs noirs oubliés par l’Histoire. Son idée a porté sur une collection de tee-shirts de dix personnalités qui ont développé des objets toujours utilisés aujourd’hui quotidiennement.

Les visages de Garret Morgan, inventeur du feu tricolore, de Percy Lavon Julian, qui développa la mousse que l’on trouve dans les extincteurs, ou encore de John Stenard, qui créa le réfrigérateur, seront imprimés sur les tee-shirts de Tania. Leurs trouvailles seront précisées. Des personnalités souvent reléguées au second plan au profit d’hommes blancs. A l’image de Lewis H. Latimer, qui travaillait avec Thomas Edison sur l’ampoule électrique et dont le nom n’est jamais cité.

Le projet a germé il y a deux ans, d’abord sous la forme d’un livre jeunesse. « Ma fille s’étonnait de ces personnalités dont elle n’avait jamais entendu parler », dit la jeune femme, assistante administrative. Trop chronophage, cette première idée est finalement abandonnée au profit  des tee-shirts. « Il me fallait un support qui plaise aux générations actuelles et futures », justifie Tania Armant.

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Tania Armant,

Tania finalise actuellement son produit, qui devrait être mis sur le marché d’ici la rentrée pour une vingtaine d’euros. « Une toute petite pierre apportée à l’édifice » Si le projet est plus ancien, il prend une résonance particulière avec l’actualité et le mouvement « Black lives matter ».

« Ce n’est qu’une toute petite pierre apportée à l’édifice mais si elle peut permettre de prendre conscience de certaines choses, c’est déjà ça. » Avec ses tee-shirts, Tania Armant veut, à sa manière, inscrire ces personnalités dans la vie courante. « Cela rejoint quelque part ce qu’il se passe à travers les mouvements d’égalité des droits. C’est incroyable de se dire qu’en 2020 nous devons toujours nous battre pour cela. »

 Contact : tania_armant@hotmail.fr

NASA : La Résurrection Fort Méritée de Mary Jackson

Nicoletta Lokoci

Flash sur une Falasha : Nomination de la Première Ministre Noire en Israël

Israël vient de nommer sa première ministre noire issue de la communauté falasha, ou Juifs d’Éthiopie. Malgré ce geste encourageant, [ et médiatiquement opportuniste ]cette communauté reste en butte à la discrimination et au racisme.

L’ascencion fulgurante de Pnina Tamano-Shata

Le parcours de Pnina Tamano-Shata, nommée Ministre de l’Immigration et de l’Intégration le 1er mai 2020 est remarquable: née en Éthiopie dans la communauté falasha, elle passe ses premières années dans un camp de réfugiés au Soudan.

A l’âge de trois ans, elle est rapatriée en Israël ainsi que 7,000 autres membres de cette communauté dans le cadre d’une opération de transfert clandestine organisée par Tel-Aviv avec l’appui de Washington entre le 20 novembre 1984 et le 6 janvier 1985, plus connue sous le nom d’Opération Moïse.

Une fois installée en Israël, elle s’intègre à la société, fait des études de droit et travaille comme journaliste ainsi qu’avocate. Elle s’engage aussi dans la société civile, devenant vice-présidente de l’Association nationale des étudiants éthiopiens en 2004, et membre du comité exécutif de Transparency International de 2015 à 2018.

Elle entame  une carrière politique, en se faisant élire à la Knesset, le Parlement israélien où elle siège de 2013 à 2015 en tant que représentante du parti laïc Yesh Atid.

Son engagement social et politique lui vaut d’être reconnue en Israël ainsi qu’à l’étranger. Ainsi, en 2016 elle est lauréate du prix UNSUNG AWARD 2016 décerné par le Drum Major Institute, une organisation non-gouvernementale américaine qui lutte pour les droits de l’homme et l’égalité des races.

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