La Décennie des langues autochtones 2022-2032 sera axée sur les droits fondamentaux de leurs utilisateurs

L’inventeur de l’alphabet yoruba parlant et le roi d’Ifè (Ooni)

Les participants à l’événement de haut niveau « Lancer une décennie d’action pour les langues autochtones » ont publié, le 28 février, une feuille de route stratégique pour la Décennie des langues autochtones (2022-2032) qui donne la priorité à l’autonomisation de leurs utilisateurs.

Plus de 500 participants de 50 pays, dont des ministres, des dirigeants autochtones, des chercheurs, des partenaires publics et privés et d’autres parties prenantes et experts, ont adopté la Déclaration de Los Pinos, à l’issue de cet événement de deux jours organisé à Mexico par l’UNESCO et le Mexique. La Déclaration place les peuples autochtones au centre de ses recommandations sous le slogan « Rien pour nous sans nous ».

La Déclaration de Los Pinos, conçue pour inspirer un plan d’action mondial pour la Décennie, appelle à la mise en œuvre des droits internationalement reconnus des peuples autochtones, exprimés notamment dans la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones de 2007 et le Plan d’action de 2017 visant à garantir l’unité de l’action à l’échelle du système des Nations unies menée pour réaliser les objectifs définis dans la Déclaration de 2007. D’autres instruments normatifs sont invoqués tels que la Convention de l’UNESCO concernant la lutte contre la discrimination dans le domaine de l’enseignement (1960), la Convention internationale des Nations unies sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale (1965), ainsi que les deux pactes internationaux de 1966 relatifs d’une part aux droits civils et politiques et d’autre part aux droits économiques, sociaux et culturels.

Dans ses recommandations stratégiques pour la Décennie, la Déclaration de Los Pinos souligne les droits des peuples autochtones à la liberté d’expression, à l’éducation dans leur langue maternelle et à la participation à la vie publique en utilisant leurs langues, comme conditions préalables à la survie des langues autochtones dont beaucoup sont actuellement au bord de l’extinction. En ce qui concerne la participation à la vie publique, la Déclaration souligne l’importance de permettre l’utilisation des langues vernaculaires dans les systèmes judiciaires, les médias, le travail et les programmes de santé. Elle souligne également le potentiel des technologies numériques pour soutenir l’utilisation et la préservation de ces langues.

S’appuyant sur les enseignements tirés de l’Année internationale des langues autochtones (2019), la Déclaration reconnaît l’importance de ces langues pour la cohésion et l’inclusion sociales, les droits culturels, la santé et la justice. Elle souligne leur pertinence pour le développement durable et la préservation de la biodiversité car elles maintiennent des connaissances anciennes et traditionnelles reliant l’humanité à la nature.

Les données actuelles indiquent qu’au moins 40% des 7 000 langues utilisées dans le monde sont plus ou moins menacées. Bien qu’il soit difficile d’obtenir des chiffres fiables, les experts s’accordent à dire que les langues autochtones sont particulièrement vulnérables car nombre d’entre elles ne sont pas enseignées à l’école ou utilisées dans la sphère publique.

D’autres données statistiques seront disponibles courant 2020 lorsque sera publié l’Atlas des langues de l’UNESCO, une base de données sur pratiquement toutes les langues humaines.

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Ethiopie : l’UNICEF dénonce « un niveau de cruauté déconcertant » contre les enfants au Tigré

Alors que la crise dans la région éthiopienne du Tigré est entrée dans « son sixième mois sans qu’aucune fin ne soit en vue », le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) s’est inquiété, mardi, des conséquences du conflit sur les enfants.

Selon l’agence onusienne, les femmes et les enfants sont de plus en plus vulnérables dans les régions du Tigré, de l’Amhara et de l’Afar touchées par le conflit, alors que les conditions continuent de se détériorer et que les déplacements internes s’intensifient rapidement.

Au Tigré, « il s’agit d’une crise de protection », a déclaré lors d’une conférence de presse virtuelle, James Elder, porte-parole de l’UNICEF.

« Ce qui émerge est un tableau inquiétant de violations graves et continues des droits de l’enfant », a-t-il ajouté. A ce sujet, il indique avoir reçu « des déclarations personnelles de la part d’enfants ». « Ces derniers ont dit à nos équipes qu’ils ont été violés. Le personnel de l’agence onusienne a également reçu « des témoignages déchirants de femmes victimes de violences sexuelles ».

Un centre a enregistré en moyenne 3 cas de violence sexiste par jour

« Vous savez tous que le président de l’Éthiopie, le ministre de la Femme, de l’Enfance et de la Jeunesse, la Commission éthiopienne des droits de l’homme (EHRC) ont dénoncé de multiples cas de viols et de violences sexuelles », a d’ailleurs rappelé le porte-parole du HCR.

Parmi tous ces « récits traumatisants de survivants », il y a le sort de cet enfant qui n’avait que 14 ans. « J’ai entendu des rapports de viols collectifs », a-t-il ensuite détaillé, relevant « un niveau de cruauté déconcertant » décrit lors de ces attaques.

Depuis le début de l’année, un seul centre soutenu par l’UNICEF a ainsi enregistré en moyenne, trois cas de violence sexiste par jour

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Denise Padín Collazo : Prospérer et non Survivre

La militante et auteure Denise Padín Collazo, d’origine portoricaine, a publié son livre «Thriving in the fight: a survival manual for Latinas on the front lines of change». Après 25 ans d’activisme pour le changement de politique économique aux États-Unis dans la «lutte pour la justice raciale, politique et économique» au sein de l’organisation confessionnelle Faith in Action, Padín Collazo soutient le leadership des femmes de couleur par le mentorat et l’écriture, en particulier, comme elle le dit, beaucoup abandonnent l’activisme en raison de l’épuisement.

Je me suis assis avec elle sur Zoom pour parler davantage de son livre. L’entrevue a été condensée pour des raisons de longueur et de clarté.

Melissa Vida (MV): Vous dites que « nous devons faire les choses que nous devons faire pour prospérer, pas seulement survivre. » Que veux-tu dire par là?

Denise Padín Collazo (DPC): Mon expérience au fil des ans en tant que leader de la justice sociale est qu’il y a eu de nombreuses fois où j’ai vraiment baissé la tête et faire le travail. Vous «resteriez dans le combat» pour la justice raciale, économique et politique ou vous pourriez remporter une victoire, mais vous êtes juste épuisé. Après avoir survécu, vous vous rendez, ce qui est l’étape juste avant de partir. Et l’abandon est cet endroit où vous avez perdu la joie, l’énergie, la créativité. Vous faites le travail, vous portez un lourd fardeau, mais vous ne vous présentez pas comme la version la plus brillante, la plus efficace et la plus badass de vous que vous puissiez.

Denise Padín Collazo

MV: Quelle est la sauce secrète pour prospérer, alors?

DPC: Il y a trois clés. Je pense que nous devons conduire dans notre vision lorsque nous voyons quelque chose dans notre esprit qui n’existe pas encore. Parfois, nous nous retrouvons à mettre en œuvre la vision de quelqu’un d’autre et ce n’est pas là que nous sommes à notre meilleur. Ensuite, il s’agit de vivre pleinement en soi et de ne pas reculer dans le coin de la pièce et d’attendre les réponses et la permission des autres. Mon inspiration pour cela est de savoir comment, en tant que latino-américains, ou de pays d’Amérique latine ou de culture caribéenne, il y a juste une façon d’être quand nous sommes tous ensemble, nous sommes simplement «plus». Nous sommes plus gros, plus bruyants, plus heureux. Et la troisième clé est de nous rappeler l’amour pour notre peuple, l’amour pour le travail de changement, l’amour pour nous-mêmes, ce qui est suffisant pour nous aider à nous propulser au-delà de tous les négatifs comme les messages qui nous ont été enseignés en tant que jeunes filles. quant à la manière dont les femmes sont censées être dans le monde.

MV: À quoi ressemble le contraire du rétrécissement?

DPC: En tant que Latina, j’ai été élevée pour servir humblement dans les coulisses et je n’ai jamais espéré de reconnaissance – pas de récompenses, rien de tout cela. J’ai dû reprendre courage et obtenir le courage de mes sœurs pour m’aider à diriger depuis le front. Ce n’est pas l’endroit où je me sens le plus à l’aise pour diriger, mais comme nous sommes si peu de Latinas à diriger, nous n’avons pas le choix. Vous n’êtes pas obligé de le faire de la manière égoïste qui a été modelée pour nous auparavant, nous pouvons diriger en tant que collectif. Les gens avec qui nous travaillons ont besoin que nous soyons aux avant-postes. Et cela ne veut pas dire que nous devons travailler davantage. Parfois, cela signifie que nous devons travailler moins, donc nous avons le temps de respirer, de nous reposer, de prendre le soleil, de nous rafraîchir parce que nous passons beaucoup de temps à nous évacuer.

MV: Cela m’amène à ma prochaine question: qu’est-ce que «la culture de l’urgence?»

DPC: Dans le livre, je présente un certain nombre de symptômes de la suprématie blanche qui existent dans les organisations. L’un de ceux-ci est la culture de l’urgence. Dans de nombreux endroits où je travaille, il y a juste cette mouture qui ne s’arrête jamais. Nous travaillons pour la transformation raciale, politique et économique, et ce n’est pas un travail facile, et cela ne s’arrête vraiment jamais. Il est très difficile en tant qu’avocat de reprendre son souffle et d’arrêter. Donc, certaines choses sont urgentes, comme les tremblements de terre, les ouragans, les fusillades. Mais certaines choses ne le sont pas. Je veux que nous le remarquions et que nous y poussions. Par exemple, le temps est mesuré différemment à travers le monde. Et ici aux États-Unis, vous pourriez passer un appel téléphonique de 30 minutes avec quelqu’un et c’est tout. Mais nous ne pouvons pas être pleinement nous-mêmes en une demi-heure. J’ai donc appris à ne pas penser de cette façon et à me laisser ouvert à la magie qui se produit lorsque vous prenez plus de temps pour faire quelque chose, ou pour être avec les gens et les écouter.

MV: Vous avez consacré un chapitre entier à dénoncer l’anti-noirceur. Pourquoi?

DPC: 2020 a été une année où nous avons tous été interpellés par les jeunes, brillants et incroyables leaders du mouvement Black Lives Matter, qui ont créé un moment partout dans le monde qui nous oblige à nous demander: comment est notre silence complice du système tel qu’il est? J’ai regardé les conversations se dérouler, du moins aux États-Unis, et cela finit par être une construction noire ou blanche, et les Latinos se penchent en arrière dans des espaces où la race est discutée. Si vous parlez à une personne latino [non noire] et que vous lui demandez si elle a déjà remarqué de l’anti-noirceur dans sa propre communauté, certains diront: «Oui, mais c’est très amusant…». Ce n’est pas bon. Il s’agit du dicton en Amérique latine mejorar la raza («améliorer la course») qui consiste à rendre la race plus blanche. Il s’agit de votre tía (tante) qui dit: «N’épousez pas cette personne parce qu’elle est plus sombre que vous.»
En tant que Latinas, nous avons cette opportunité de construire de très bonnes relations avec nos sœurs afro-latines et nos sœurs qui s’identifient comme noires ou d’origine africaine. À quoi cela ressemblerait-il si nous avions de vraies conversations au sein de la communauté latino-américaine sur l’anti-noirceur et commençons à vraiment le remettre en question? C’est partout dans notre culture. Il ne me suffit pas d’être un combattant pour la justice raciale, je dois travailler sur notre peuple – aller parler à vos tíos (oncles) et cousins.

MV: Nous avons parlé de «Latinos», mais les Latinos ne sont-ils pas tous différents? Quel est le lien commun?

DPC: Aux États-Unis, toute personne d’origine latino-américaine est classée dans une seule catégorie. Mais le fait est que nous ne parlons pas tous la même langue, nous ne mangeons pas la même nourriture, nous ne nous ressemblons pas tous. Il y a tellement de diversité. Mais la seule chose qui nous unit tous est une histoire commune d’oppression, de colonisation et d’extraction des ressources naturelles qui continue de se produire aujourd’hui. L’Église et les systèmes violents comme l’esclavage et parfois l’extermination nous ont appris à croire que la blancheur est la bonne chose. Certains Latinos qui sont au milieu, entre le blanc et le noir, se confondent parfois. Le but est de vraiment comprendre que nous sommes tous opprimés. Notre libération, y compris les Blancs, est réalisée par la libération des Noirs. Si nous ne pouvons pas vraiment comprendre cela, nous ne verrons qu’une partie de l’image.

MV: Comment envisagez-vous l’avenir de l’activisme social?

DPC: J’adorerais voir un avenir dans lequel le leadership des femmes est centré, que l’idée de diriger «avec» et non «par-dessus» devienne la norme et non l’exception. Nous en avons assez dans ce monde. Nous avons assez d’argent, d’eau, d’air frais. Il y en a assez. Nous devons juste centrer l’attitude d’amour et de leadership qui concerne tout le monde et non certaines personnes. Et je ne dis pas que les femmes sont parfaites, mais j’ai énormément confiance en notre leadership. S’il y a ce rêve que vous avez dans votre tête et que vous ne l’avez pas encore vu? Va le chercher. C’est à vous de l’obtenir.

Attaques en dessous de la Ceinture, Arme Facile contre les Femmes : le cas de l’Activiste Chantal Mutamuriza

Les femmes journalistes, féministes, militantes et défenseurs des droits humains du monde entier sont confrontées à un harcèlement virtuel. Dans cette série, l’alliance mondiale de la société civile CIVICUS met en évidence la nature sexiste du harcèlement virtuel à travers les histoires de femmes qui travaillent pour défendre nos libertés démocratiques. Ces témoignages sont publiés ici grâce à un partenariat entre CIVICUS et Global Voices.

Une crise politique s’est déclenchée au Burundi en 2015 lorsque l’ancien président Pierre Nkurunziza a décidé de briguer un troisième mandat. Au cours de son mandat – qui s’est terminé par sa mort peu de temps avant la fin officielle de son mandat en 2020 – son gouvernement s’est lancé dans une répression systématique des médias, des journalistes, des organisations de la société civile et des défenseurs des droits humains. Les journalistes ont été victimes de harcèlement judiciaire, tandis que les médias doivent faire face à des réglementations étouffantes et à des fermetures.

Sous le régime du successeur de Nkurunziza, le président Évariste Ndayishimiye, les journalistes et les défenseurs des droits continuent de faire face à des défis. L’arrestation de militants politiques et la récente annonce publique de la condamnation de 34 personnes exilées – dont des journalistes et des défenseurs des droits humains – à la réclusion à perpétuité pour tentative de coup d’État contre l’ancien président, illustrent les obstacles à la liberté d’expression dans le pays. Des militants tels que Germain Rukuki restent en prison pour leur travail en faveur des droits humains, tandis que de nombreux autres sont en exil ou toujours portés disparus.

À la lumière de ces violations, en 2017, le rapport de la Commission d’enquête des Nations Unies sur le Burundi a demandé à la Cour pénale internationale d’ouvrir une enquête. Cependant, le gouvernement burundais a rejeté le rapport, affirmant qu’il n’avait «aucune crédibilité».

Chantal Mutamuriza est une féministe, défenseuse des droits humains et fondatrice de l’ONG Light For All, une organisation qui s’attaque au problème de la résilience économique et des moyens de subsistance des femmes et des enfants réfugiés burundais en Ouganda. Elle avait auparavant travaillé pour des organisations de haut niveau des droits de l’homme au Burundi, en Gambie, à Genève et au Mali. Elle a été prise pour cible dans le cadre d’une campagne de dénigrement sexiste dénigrant les conclusions de la commission des Nations Unies.

c’est l’histoire de Chantal Mutamuriza:

Un jour, j’ai réveillé jusqu’à 2000 tweets
C’est le stress mental.

Vous vous réveillez, vous utilisez votre téléphone, vous voyez des tweets qui tentent de délégitimer votre travail:

«Scandale de l’ONU #ChantalMutamuriza maneater petite amie.»

Le harcèlement a commencé en septembre 2017. Le premier rapport de la Commission d’enquête des Nations Unies sur les violations des droits de l’homme au Burundi a été publié, et il était extrêmement accablant. À l’improviste, j’étais quelqu’un qui a été distingué comme étant impliqué.

Le gouvernement burundais a déclaré que le rapport était partial parce que le chef de la commission était impliqué dans une relation avec une jeune femme burundaise – moi. Je peux imaginer les ragots: «Elle a une liaison avec le président de la commission d’enquête!»

Ils ont même dit que j’avais rédigé le rapport:

🔴Scandal Onusien # ChantalMutamuriza femme fatale petite copine #Ouguergouz ancien employée #Ngasou est élément moteur d rapports🇧🇮 @unhrcpr pic.twitter.com/0TyLZ6PDSj

Renegade Giana (@GianaRenegade) 24 septembre 2017

Chantal Mutamuriza femme fatale petite amie #Ouguergouz ancien employé #Ngasou est le moteur des reportages 🇧🇮 @ unhrcpr

Pour tenter de discréditer les conclusions de la commission, ils ont construit une histoire. Compte tenu de mes antécédents professionnels et de mon militantisme pour les droits humains au Burundi, j’ai été une bonne prise.

Ils ont créé des photographies, me mettant avec le président de la Commission. Ils ont recherché mon CV et mon profil LinkedIn. Ils ont même découvert que j’avais travaillé pour la Commission africaine, en tant qu’assistant juridique d’un membre de la Commission d’enquête, et pour l’Union africaine en tant qu’observateur des droits de l’homme. Mon patron à l’époque était Pierre Buyoya, un ancien président du Burundi. Le parti au pouvoir ne l’aimait pas parce qu’il pensait qu’il était impliqué dans la tentative de coup d’État en 2015 et l’a accusé d’avoir tenté de s’emparer du pouvoir:

«Elle travaille avec un ancien président qui a fermenté le coup d’État!»

Ils ont dit que j’étais la «groupie» de Buyoya, un «commando de charme» qu’il a mis dans les bras du président de la commission, pour que l’ONU puisse criminaliser le Burundi.

J’étais totalement sous le choc et incapable de penser: je n’ai même pas rencontré les commissaires; Je n’ai même pas rencontré les enquêteurs; Je n’ai rien fait du tout.

Les accusations ont débuté lors d’une conversation sur une radio basée à Bruxelles, considérée à l’époque comme une caisse de résonance du parti au pouvoir. Mais dès que l’enregistrement radio a été diffusé, les tweets ont commencé à couler: un jour, j’ai eu 2000 tweets sur moi.

J’étais effrayé. Des mesures seraient-elles prises contre moi?

Le régime burundais harcèle les défenseurs des droits humains, certaines femmes ont même disparu. Quelqu’un me suivait-il? Ces gens sont impitoyables, ils peuvent tout faire. J’avais peur de sortir, j’ai perdu le sommeil. Cela a duré plus de trois semaines.

Je me sentais impuissant. Les organisations de défense des droits de l’homme que j’ai contactées ne savaient pas quoi faire – elles ont dit que ce n’était pas physique, c’était une menace mentale. Ils ont dit que si nous agissions à ce sujet, nous amplifierons le problème; ils ont dit que tant que votre sécurité physique est assurée, gardons-la telle quelle. Alors, comment abordez-vous cela? À l’époque, avec l’aide d’amis, nous avons écrit au bureau du président de la Commission d’enquête et affiché la lettre sur les médias sociaux; c’était une tentative de me couvrir contre les accusations infondées, car on ne sait jamais ce qui peut arriver à l’avenir.

Mais je sais que si vous ripostez ou répondez, vous leur donnez simplement la parole pour en dire plus, alors je suis resté silencieux.

C’était dur, vraiment dur. Parce qu’il est en ligne, vous ne savez pas quoi faire et vous ne connaissez pas exactement la personne qui fait cela. Certains défenseurs des droits du Burundi ont vérifié et les mandataires propriétaires du compte Twitter semblaient être affiliés au parti au pouvoir et même au bureau du président. Mais comment abordez-vous cela? Quelle base juridique avez-vous pour cela? Et comment pouvez-vous faire le suivi si vous êtes harcelé par le gouvernement qui fait des choses plus sérieuses, comme tuer des gens? C’est difficile à savoir.

Certaines personnes m’ont dit: «Pourquoi ne pas éteindre le téléphone?» J’ai dit: « Non, j’ai besoin de rassembler des preuves. » Au moins dans 10, 20 ou 30 ans, si quelqu’un vient me voir et me dit: «Vous étiez impliqué dans une liaison», je peux dire: «Non, j’ai des preuves.» En Afrique, très peu de pays ont adopté des lois pour protéger les défenseurs des droits humains, alors peut-être que c’est quelque chose qu’ils peuvent inclure, une clause sur la sécurité en ligne.

À ce jour, quand j’ose tweeter quelque chose sur le Burundi, j’obtiens immédiatement une réponse. Parfois, je pense qu’ils m’ont oublié mais chaque fois que je poste quelque chose, ils ripostent immédiatement.

Les femmes sont attaquées à un niveau différent de celui des hommes en raison de leur sexe et la meilleure façon d’attaquer une femme est à travers sa sexualité. Depuis 2015 au Burundi, certaines femmes défenseures des droits humains ont disparu, tandis que d’autres ont été tuées. La plupart d’entre nous sont maintenant en exil.

La société civile burundaise était autrefois l’une des plus dynamiques d’Afrique, et les femmes étaient incluses. Mais maintenant, je sens qu’ils ont été réduits au silence. Vous ajoutez cela au harcèlement du gouvernement, et c’est très difficile.

J’ai quitté le Burundi il y a longtemps et j’hésite à y retourner. En tant que défenseure des droits humains, je ne serais peut-être pas en sécurité.

Maintenant, j’ai peur de rentrer à la maison. Je ne peux; Je ne sais pas ce qui va m’arriver. Cela a eu le plus grand impact sur moi – je ne sais pas si je serai en sécurité ou non.

Une femme sur trois est victime de violence physique ou sexuelle

Une femme sur trois continue d’être victime de violence physique ou sexuelle de la part d’un partenaire intime ou de violence sexuelle de la part de quelqu’un d’autre que son partenaire au cours de sa vie et cette violence débute très tôt, a déploré mardi l’Organisation mondiale de la santé (OMS) citant les données alarmantes publiées dans un nouveau rapport conjoint.

« La violence à l’égard des femmes est endémique dans tous les pays et toutes les cultures, causant des dommages à des millions de femmes et à leurs familles, et elle a été exacerbée par la pandémie de Covid-19 », a regretté le Directeur général de l’OMS, Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus. 

« Mais contrairement à la Covid-19, la violence à l’égard des femmes ne peut être stoppée par un vaccin », a ajouté le Dr Tedros, appelant les gouvernements, les communautés et les individus, à la combattre par des efforts « profonds et soutenus » les « comportements néfastes », à améliorer l’accès aux opportunités et aux services pour les femmes et les filles et à favoriser des relations saines et mutuellement respectueuses ». 

Les jeunes femmes sont parmi les plus à risque 

Selon l’OMS et ses partenaires, cette violence commence tôt : une jeune femme sur quatre, âgée de 15 à 24 ans, ayant eu une relation de couple aura déjà été victime de violence de la part d’un partenaire intime lorsqu’elle atteint l’âge de 25 ans.

La violence exercée par un partenaire intime est de loin la forme la plus répandue de violence à l’égard des femmes dans le monde (touchant environ 641 millions de personnes). 

Toutefois, 6% des femmes dans le monde déclarent avoir été agressées sexuellement par quelqu’un d’autre que leur mari ou leur partenaire. Compte tenu des niveaux élevés de stigmatisation et de sous-déclaration des abus sexuels, le chiffre réel est sans doute beaucoup plus élevé.

Les situations d’urgence exacerbent la violence

Le rapport présente les données de la plus grande étude jamais réalisée sur la prévalence de la violence à l’égard des femmes, une étude conduite par l’OMS pour un groupe de travail spécial des Nations Unies, qui s’appuie sur les données de 2000 à 2018 et met à jour les estimations précédentes publiées en 2013.

Bien que les chiffres révèlent des taux déjà alarmants de violence à l’égard des femmes et des filles, ils ne reflètent pas l’impact toujours actuel de la pandémie de Covid-19.

L’OMS et ses partenaires alertent sur l’exposition accrue des femmes à la violence du fait de la pandémie de Covid-19, en raison de mesures telles que les confinements et des perturbations des services de soutien essentiels.

« Il est profondément inquiétant que cette violence généralisée des hommes contre les femmes non seulement persiste sans changement, mais qu’elle atteigne son pire niveau pour les jeunes femmes âgées de 15 à 24 ans qui peuvent aussi être de jeunes mères », a déclaré la Directrice exécutive d’ONU-Femmes, Phumzile Mlambo-Ngcuka, précisant qu’il s’agissait des données d’avant la pandémie.

« Nous savons que les multiples conséquences de la Covid-19 ont déclenché une « pandémie occultée » de violence accrue contre les femmes et les filles », a ajoute Mme Mlambo-Ngcuka. 

« Chaque gouvernement devrait prendre des mesures fortes et énergiques pour y remédier et impliquer les femmes dans ce processus », a-t-elle exhorté.

Bien que de nombreux pays aient constaté une augmentation des signalements de violence exercée par le partenaire intime aux lignes d’assistance téléphonique, à la police, aux agents de santé, aux enseignants et aux autres prestataires de services pendant les confinements, le plein impact de la pandémie sur la prévalence ne sera établi qu’au fur et à mesure de la reprise des enquêtes, note le rapport.

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Dix millions de filles supplémentaires risquent d’être mariées durant leur enfance à cause du Covid-19

Dix millions de mariages d’enfants supplémentaires risquent d’être conclus d’ici à la fin de la décennie, menaçant d’anéantir des années de progrès pour réduire cette pratique, selon une nouvelle analyse publiée lundi par l’UNICEF.

Un rapport, intitulé Covid-19 : une menace pour les progrès enregistrés contre le mariage des enfants, publié à l’occasion de la Journée internationale des femmes, prévient que les fermetures d’écoles, les contraintes économiques, la perturbation des services, les décès durant la grossesse et les décès parentaux imputables à la pandémie augmentent les risques de mariage pour les filles les plus vulnérables.

Même avant l’épidémie de Covid-19, 100 millions de filles étaient déjà exposées au risque d’être mariées pendant leur enfance durant la prochaine décennie, et ce, malgré un recul considérable de cette pratique dans plusieurs pays au cours des dernières années. Ces 10 dernières années, la proportion de jeunes femmes dans le monde mariées durant leur enfance a baissé de 15%, passant de près d’une femme sur quatre à une femme sur cinq. Quelque 25 millions de mariages ont ainsi été évités, mais ces progrès sont aujourd’hui compromis.

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8 Mars : l’Unesco s’Engage

Le 8 Mars 2021 de 19H à 21H

Sous le haut patronage de l’UNESCO

En partenariat avec l’AUF

Inscription ici

 Organisé par Dr Guila Clara Kessous, enseignante-chercheure à l’Université d’Harvard, artiste pour la paix de l’UNESCO, Ambassadrice pour la Paix du Cercle Universel des Ambassadeurs de la Paix (Genève), cette conférence en ligne reflètera sur l’engagement pour les droits des femmes aujourd’hui. 

« Ce moment d’échange est une réflexion actuelle sur l’engagement pris pour les droits des femmes, que ce soit à titre individuel ou collectif. Ce rendez-vous se veut expression de solidarité et créateur de liens et d’idées, afin de porter toujours plus haut ces droits et de réaffirmer les actions nécessaires à leur reconnaissance pleine et entière. Loin d’une guerre des genres, cette rencontre se veut paroles et écoutes d’initiatives  toutes porteuses d’espoir pour les femmes mais aussi pour la société toute entière.« 

Programme (Programme provisoire et susceptible de modification)

19h00 –  Séance plénière 

  • Introduction par Dr. Guila Clara Kessous, UNESCO Artist for Peace – Ambassadrice de la Paix – Harvard University
  • Damiano GIAMPAOLI, Spécialiste de programme dans la Division pour l’égalité des genres de l’UNESCO
  • Ouverture Pr Slim Khalbous, Recteur de l’Agence universitaire de la Francophonie

19h15 –  Vers une nouvelle Eve

  • Dr. Denis Mukwege, prix Nobel de la paix
  • Dr. Boris Cyrulnik, neuropsychiatre, écrivain

19h30 –  Un engagement préventif

Table Ronde – Rien n’est jamais acquis

  • Elisabeth Nicoli, avocate, co-directrice des éditions des femmes-Antoinette Fouque
  • Liliane Daligand, psychiatre, présidente de l’association VIFFIL à Lyon
  • Christine Jama, directrice de Voix de femmes (contre le mariages forcés)
  • Céline Poulet, déléguée interministérielle au handicap
  • Marie Rabatel, Présidente de l’Association Francophone de Femmes Autistes (l’AFFA).
  • Véronique Sousset, directrice du centre pénitentiaire

20h30 –  Un engagement dans l’accompagnement

Table Ronde – Soutien et solidarité

  • Céline Mas, Présidente ONU Femmes
  • François Molins, procureur général près la cour de cassation
  • Christiane Féral-Schuhl, avocate, ancienne présidente du Conseil national des barreaux
  • Ghada Hatem, gynécologue, présidente fondatrice de la Maison des femmes en Seine Saint Denis
  • Isabelle Rome, magistrate, autrice, haute-fonctionnaire à l’égalité femmes/hommes du ministère de la justice

21h30 –  Clôture

  • Laure Adler, journaliste, écrivaine.
  • Eve Ensler, auteur dramatique

Inscription ici

8 Mars : le PNUD Préconise un Revenu Minimum Provisoire pour les Femmes

Un revenu minimum provisoire spécifiquement attribué à des centaines de millions de femmes des pays en développement pourrait endiguer la montée de la pauvreté affirme un nouveau rapport du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) publié jeudi à l’approche de la Journée internationale de la femme.

Selon le rapport du PNUD, un tel revenu peut éviter que les inégalités entre hommes et femmes ne se creusent davantage pendant la pandémie de Covid-19.

« Les gouvernements peuvent agir dès maintenant, en redirigeant chaque mois seulement 0,07% de leur PIB directement vers les femmes en grande détresse socio-économique, car un revenu minimum mensuel pourrait être un gage de survie en ces temps sans précédent », a déclaré l’Administrateur du PNUD, Achim Steiner.

L’investissement aurait « non seulement l’avantage d’aider les femmes et leur famille à surmonter l’épreuve de la pandémie mais aussi d’autonomiser les femmes afin qu’elles puissent prendre des décisions indépendantes concernant l’argent, les moyens de subsistance et les choix de vie », souligne le chef du PNUD.

L’agence onusienne explique que les femmes sont plus durement frappées par la pandémie et qu’elles perdent leurs sources de revenus et quittent le marché du travail à un rythme accéléré. Elles assument également une plus grande part du travail consistant à prendre soin d’autrui. 

Le PNUD estime qu’un revenu minimum provisoire apporterait une sécurité financière à court terme, qui ouvrirait la voie à des investissements futurs pour réduire les inégalités systématiques entre les hommes et les femmes.

Aider 613 millions de femmes 

Selon le PNUD, un investissement de 0,07% du PIB des pays en développement, soit 51 milliards de dollars mesurés en parité de pouvoir d’achat (PPA), pourrait garantir la sécurité financière de 613 millions de femmes en âge de travailler qui vivent dans la pauvreté, tout en leur fournissant un revenu dont elles ont grand besoin et en relâchant la pression économique qui pèse sur elles au quotidien.

Allouer une telle allocation budgétaire nominale pendant les six prochains mois, permettrait également aux femmes en situation désespérée de maîtriser davantage leur existence du point de vue financier.

Aussi, en relevant le seuil de façon à inclure les femmes en situation de vulnérabilité, ce programme toucherait 1,32 milliard de femmes, pour un coût de 134 milliards de dollars (PPA), soit 0,1 % du PIB. En relevant encore davantage ce seuil pour couvrir l’ensemble des 2 milliards de femmes du monde en développement, il en coûterait 231 milliards de dollars (PPA), soit 0,3 % du PIB.

Pourquoi les femmes sont particulièrement vulnérables

« L’inégalité hommes-femmes persiste dans les disparités de revenus et la répartition inéquitable du travail », a expliqué la directrice de l’équipe chargée de la problématique hommes-femmes du PNUD, Raquel Lagunas, signalant que même si le revenu minimum provisoire n’est pas une « solution miracle » il contribue vraiment à donner aux femmes davantage de possibilités en ces temps de crise. 

Selon les auteurs du rapport, il y a urgence à agir immédiatement pour que les femmes puissent bénéficier de régimes de protection sociale.

Des millions de femmes exercent un emploi dans le secteur informel, ou non rémunéré.  Elles sont souvent les principales personnes s’occupant des enfants et des personnes âgées. Même lorsque leur pays dispose de mesures de sécurité sociale, les femmes peuvent passer entre les mailles du filet parce qu’elles n’y ont pas droit.

Les emplois occupés par les femmes dans le monde ont tendance à être moins bien rémunérés, voire pas du tout, et sont souvent dépourvus de protection sociale. De plus, ils se trouvent en grande partie dans des secteurs paralysés par les confinements mondiaux, comme les activités de soins à autrui et l’hôtellerie.

Les femmes se retrouvent également à assumer une plus grande part de travail non rémunéré. Elles ont été de plus en plus souvent exclues de la population active et ont subi une recrudescence de la violence domestique, le confinement les obligeant à rester dans des foyers peu sûrs.

Selon les auteurs du rapport, en plus d’aider les femmes à répondre à leurs besoins quotidiens, un revenu minimum provisoire spécifiquement destiné aux femmes pourrait réduire l’écart entre les hommes et les femmes qui vivent dans la pauvreté, en renforçant l’indépendance économique des femmes et en équilibrant la gestion des ressources économiques au sein des ménages.

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Le Jaune et le Noir : qui est Amanda Gorman, la Jeune Poétesse Invitée par Joe Biden à son Investiture ?

Les États-Unis s’entichent de la jeune poétesse après sa performance devant Biden

La poétesse américaine Amanda Gorman, 22 ans, a été invitée par Joe Biden à réciter un texte dont elle est l’autrice, lors de la cérémonie d’investiture du 46e président des États-Unis, ce mercredi 20 janvier 2021. Portrait d’une jeune artiste engagée à la carrière fulgurante.

Son nom sera bientôt sur toutes les lèvres et peut-être un jour dans les livres d’histoire. À seulement 22 ans, la poétesse californienne Amanda Gorman a été choisie pour réciter un poème lors de l’investiture de Joe Biden, le 46e président des États-Unis.

Celle qui suit actuellement des études de sociologie à la prestigieuse Université Harvard deviendra la « sixième et plus jeune poète invitée à une cérémonie d’investiture de l’histoire des États-Unis », note le journal britannique The Guardian .

Une tradition des Démocrates, mise en place en 1961 par John F. Kennedy. À l’époque, c’est Robert Frost qui avait écrit et lu un poème. En 2009 et 2013 pour Barack Obama, ce sont Elizabeth Alexander et Richard Blanco qui avaient été sollicités.

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La Grande Muraille Verte : 14 Milliards de Dollars pour Reverdir le Sahel

De nouveaux financements à hauteur de 14,2 milliards de dollars ont été alloués lundi à l’Initiative de la Grande Muraille Verte pour le Sahel et le Sahara. Le financement donnera l’impulsion nécessaire à la restauration des terres dégradées, à la sauvegarde de la diversité biologique, à la création d’emplois verts, et au renforcement de la résilience des communautés sahéliennes.

Le Président français, Emmanuel Macron, a fait cette annonce lors du One Planet Summit pour la biodiversité organisé conjointement par la France, les Nations Unies et la Banque mondiale.

Située sur le flanc sud du désert du Sahara, la Grande Muraille Verte s’étend de la côte Atlantique à la mer Rouge.  Le projet a besoin de 33 milliards de dollars pour réaliser son ambition d’ici l’année 2030.

Le Président mauritanien, Mohamed Ould Cheikh El-Ghazouani, actuel Président de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Agence panafricaine de la Grande Muraille Verte, a salué, au nom de la région, la mise sur pied de l’initiative de l’Accélérateur de la Grande Muraille Verte.

« Nous nous félicitons de l’annonce de l’Initiative de l’Accélérateur de la Grande Muraille Verte, dont l’objectif est de débloquer une première contribution sur la période 2021-2025, pour donner effet aux engagements des partenaires financiers dans un cadre coordonné », a-t-il dit .

« La mobilisation de ces financements additionnels à travers une approche innovante, contribuera certainement à atteindre les objectifs de la Grande Muraille Verte qui visent à l’horizon 2030 la restauration de 100 millions d’hectares de terres dégradées et la création de 10 millions d’emplois verts », a-t-il ajouté

« Cette initiative facilitera, sans nul doute, la mise en cohérence des interventions de nos partenaires, en réponse à nos préoccupations soulevées par nos ministres de l’Environnement lors de leur dernière Conférence sur la Grande Muraille Verte » a encore dit Mohamed Ould Cheikh El-Ghazouani.

Le Président de la Mauritanie a souligné que l’initiative permettra aux pays de la région d’accéder aux financements nécessaires pour augmenter les investissements locaux et de renforcer les capacités des agences nationales de la Grande Muraille Verte.

Il a proposé, dans ce cadre, la création dans chacun des pays d’un fonds de la biodiversité dans lequel « nous verserons une partie des ressources issues de l’annulation de nos dettes ».

« La relance post-pandémie est notre chance de changer de cap. Avec des politiques intelligentes et les bons investissements, nous pouvons tracer une voie qui apporte la santé à tous, qui relance les économies et qui renforce la résilience », a déclaré le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres.

« Les innovations dans le domaine de l’énergie et des transports peuvent orienter une reprise durable et une transformation économique et sociale.  Les solutions fondées sur la nature, telles que la Grande Muraille Verte d’Afrique, sont particulièrement prometteuses », a-t-il ajouté.

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