Abus Sexuels en RDC au Temps d’Ebola : le Chef de l’OMS s’excuse

Le chef de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a présenté ses excuses aux survivantes d’exploitation et d’abus sexuels commis par des employés de l’agence onusienne dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri, en République démocratique du Congo (RDC), dans le cadre de la riposte à Ebola entre 2018 et 2020.

Lors d’une conférence de presse à Genève à l’occasion de la publication du rapport d’une commission d’enquête indépendante, le Directeur général de l’OMS, Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, a promis de punir les coupables.

Les conclusions du rapport dénoncent des « défaillances structurelles » et des « négligences individuelles ». Des dizaines de femmes se sont vu proposer du travail en échange de rapports sexuels ou ont été victimes de viol. La commission a identifié 83 auteurs présumés, dont 21 étaient des employés de l’OMS.

Le chef de l’OMS avait nommé en octobre dernier cette commission d’enquête, co-présidée par l’ancienne ministre des Affaires étrangères du Niger, Aïchatou Mindaoudou, et l’activiste congolaise Julienne Lusenge. Outre les deux co-présidentes, la commission est composée de cinq autres experts.

Conséquences sévères pour les responsables

« La première chose que je tiens à dire aux victimes et aux survivantes c’est que je suis désolé. Je suis désolé, désolé de ce qui vous a été imposé par des personnes qui étaient employées par l’OMS pour vous servir et vous protéger », a déclaré mardi Dr Tedros, promettant des « conséquences sévères » aux responsables.

« Ce qui vous est arrivé ne devrait jamais arriver à personne. C’est inexcusable. C’est ma priorité absolue de m’assurer que les auteurs ne sont pas excusés, mais qu’ils sont tenus de rendre des comptes. En tant que Directeur général, j’assume la responsabilité ultime du comportement des personnes que nous employons et de toute défaillance de nos systèmes qui a permis ce comportement », a-t-il ajouté.

Il a affirmé qu’il assumerait « personnellement la responsabilité d’apporter les changements nécessaires pour éviter que cela ne se reproduise à l’avenir ». « La commission a fait un travail remarquable pour faire entendre la voix des victimes et des survivantes. Mais l’enquête n’est pas terminée et nécessitera des travaux supplémentaires », a-t-il précisé.

Le chef de l’OMS a promis d’agir dans trois domaines.

Premièrement, le chef de l’OMS veut fournir un soutien, une protection et la justice aux victimes et aux survivantes.

L’OMS a mis fin, dès la publication du rapport, au contrat de quatre des 21 auteurs présumés employés par l’agence onusienne. Les autres avaient des contrats de courte durée et n’étaient alors plus employés. Ils se verront exclure de tout emploi futur. En outre, l’OMS transmettra les allégations de viol aux autorités nationales en RDC pour qu’elles enquêtent, ainsi que dans les pays d’origine des auteurs présumés.

L’OMS veut également fournir des services et un soutien aux victimes et aux survivantes, même si elle n’a pas encore connaissance de leur identité.

Deuxièmement, l’agence onusienne veut prendre des mesures pour remédier aux défaillances.

« Nous devons avoir une tolérance zéro pour l’exploitation et les abus sexuels, et une tolérance zéro pour l’inaction à leur égard. Je regrette profondément que les souffrances des victimes aient pu être exacerbées par les défaillances apparentes dans la manière dont l’Organisation a traité les signalements », a dit le Dr Tedros.

Deux hauts responsables ont été placés en congés administratifs « et nous prenons des mesures pour nous assurer que d’autres personnes susceptibles d’être impliquées soient temporairement déchargées de tout rôle décisionnel » dans cette affaire, a précisé le chef de l’OMS. Il a aussi annoncé qu’un organisme externe sera chargé d’identifier les manquements individuels au sein de l’OMS.

Un jour sombre pour l’OMS

Enfin, Dr Tedros juge nécessaire une « réforme complète de nos structures et de notre culture ».

« La commission a identifié le besoin de changements fondamentaux dans nos structures et nos capacités institutionnelles pour prévenir, détecter et répondre à l’exploitation et aux abus sexuels dans les communautés que nous servons », a-t-il dit.

« C’est un jour sombre pour l’OMS. Mais en mettant en lumière les échecs des individus et de l’Organisation, nous espérons que les victimes sentent que leurs voix ont été entendues », a-t-il conclu.

ibinimori

8 Mars : Les Femmes Africaines et le Problème des Foyers Polluants

Des femmes enveloppées dans un épais nuage de fumée

La pollution atmosphérique est un problème mondial croissant, surtout dans les pays en développement. L’exposition à la fumée des polluants, des feux à ciel ouvert ou des combustibles inefficaces – les principaux moyens de cuisson pour près de trois milliards de personnes dans les pays en développement – provoque près de 4 millions de décès prématurés chaque année

L’exposition à la fumée de la cuisine contribue à une gamme de maladies chroniques et d’impacts aigus sur la santé tels que la pneumonie de la petite enfance, l’emphysème, la cataracte, le cancer du poumon, la bronchite, les maladies cardiovasculaires et l’insuffisance pondérale à la naissance. Les femmes et les jeunes enfants sont les plus touchés, avec plus de 2 200 enfants au Ghana qui meurent chaque année des suites d’infections aiguës des voies respiratoires inférieures causées par l’utilisation de combustibles solides.

Le cas du Ghana

Au Ghana, en Afrique de l’ouest, plus de 80 pour cent de la population dépend des combustibles solides pour ses besoins en cuisine. Et l’exposition à la fumée des feux de bois cause en moyenne 18000 décès chaque année. La dépendance à la biomasse augmente la pression sur les ressources naturelles locales, entraînant une dégradation de l’environnement, et oblige les femmes et les enfants à passer de nombreuses heures chaque semaine à ramasser du bois. Une cuisson inefficace contribue également au changement climatique à travers les émissions de gaz à effet de serre comme le dioxyde de carbone, le méthane, et les aérosols comme le noir de carbone.

Heureusement des initiatives locales essaient de changer les choses. C’est le cas des « Ghana Girl Guides » qui ont commencé à enregistrer des résultats impressionnants. L’ ONG s’appuie sur l’introduction de cuisinières améliorées qui consomment une petite quantité de charbon de bois.
L’Organisation mondiale de la santé estime qu’environ 3 milliards de personnes font cuire leurs aliments et chauffer leurs maisons en utilisant du bois ou du charbon de bois.
Ce qui produit des niveaux élevés de pollution atmosphérique des ménages exposant les femmes et les enfants qui les utilisent à de graves risques pour la santé.
Irene Ashangmor, 15 ans, a présenté à sa famille la cuisinière efficace. Elle dit que cela a fait une grande différence.

L’ancienne méthode de cuisson qui pollue beaucoup les ménages

La résistance des conservateurs

Mais tout le monde n’est pas convaincu de cette nouvelle expérience dans cette communauté. Martha Abayatey, enveloppée dans un épais nuage de fumée, prépare un repas à l’aide d’un feu de bois.
Elle pense que la méthode traditionnelle de cuisson reste la meilleure option.
Zakia Abdul-Wahab de l’Association des Guides du Ghana dit qu’elles espèrent étendre la campagne de cuisine propre à tout le pays.

Les nouvelles cuisinières améliorées conçues pour diminuer la pollution atmosphérique au Ghana
Les nouvelles cuisinières améliorées conçues pour diminuer la pollution atmosphérique au Ghana

Le groupe demande au gouvernement du Ghana de fournir des fonds pour réduire les coûts des poêles.
Avec plusieurs millions de morts chaque année en raison de la pollution par le charbon des feux de cuisson, elles espèrent que le changement va s’opérer un jour.
En attendant, des millions de feux de bois sont allumés à travers le Ghana chaque jour.
Les familles ne savent pas encore qu’il y a un tueur silencieux qui se cache dans leurs maisons.

Nonviva Laurence

Crises Sanitaires : les Dispositifs d’Aide aux Etudiants en Région Parisienne

En cette période difficile où les mesures sanitaires mettent les plus fragiles à rudes épreuves Fafadi, en pointe dans l’action solidaire, a le plaisir de relayer l’info suivante :

Pendant cette période de crise sanitaire, des aides et des soutiens en faveur des étudiantes et des étudiants ont été mis en place.

Retrouvez :les aides financières et les dispositifs d’accompagnement déployés ou renforcés durant la crise sanitaire sur etudiant.gouv.fr ;le plan de secours de la Région IDF pour les étudiantes et les étudiants en situation de précarité ;les aides et les soutiens mis en place par la Ville de Paris et ses partenaires.
 Les aides alimentaires 
 Depuis le 25 janvier 2021, tous les étudiants et étudiantes, boursiers ou non, peuvent bénéficier de repas complets à 1 euro dans les restaurants universitaires et cafétérias Crous, en vente à emporter.
Il est possible d’acheter deux repas par jour à 1 € chacun, soit en une seule fois, soit à deux moments de la journée.

Pour découvrir comment en bénéficier et accéder à la liste des sites de restauration partout en France, rendez-vous sur etudiant.gouv.fr.

La Ville de Paris et plusieurs associations de solidarité proposent des dispositifs d’aide alimentaire gratuits pour tout·es les étudiant·es. Ces aides sont accessibles à tout·es les étudiant·es, sans critère de bourse.

Pour en savoir plus sur les dispositifs autour de l’aide alimentaire pour les étudiant·es : www.mie.paris.fr/aide-alimentaire

La Région Île-de-France soutient l’association Linkee, qui complète le dispositif régional des acteurs de la solidarité en proposant des distributions alimentaires dans l’ensemble des universités où le besoin n’est pas ou peu couvert.
 Les aides financières et sociales 
 Crous de Paris

Les assistants sociaux du Crous de Paris vous informent sur l’ensemble des dispositifs concernant la vie étudiante (bourse, logement, législation sociale…) et vous accompagnent dans vos démarches.
Vos contacts au Crous ParisPour les questions d’ordre général : 01 40 51 62 00
 Pour les questions sur les bourses et le logement :
— via la plateforme téléphonique au 01 40 51 62 00
— via le formulaire de contact sur www.messervices.etudiant.gouv.fr
 Pour entrer en contact avec une assistante sociale :
— via le site mesrdv.etudiant.gouv.fr pour obtenir un rendez-vous à distance
— poser votre question par mail en sélectionnant votre établissement d’affectationRetrouvez toutes les aides financières de la Ville de Paris sur le portail MIE.

Garantie de prêt étudiant

La Région Île-de-France se porte garante des étudiantes et des étudiants qui souhaitent contracter un prêt bancaire et dont les parents ne gagnent pas suffisamment pour les aider.

Cela permettra en 2021 de garantir 15 000 nouveaux prêts pour les étudiantes et étudiants franciliens auprès de banques partenaires telles que la Société générale, les Banques populaires, les Caisses d’épargne, le Crédit mutuel et le CIC.
 Les aides au logement 
 L’aide à l’installation dans un logement

Pour soutenir les étudiant·es boursier·es dans leur recherche d’un appartement dans le parc privé, la Ville de Paris propose l’AILE, une aide d’un montant compris entre 500 et 1000 € qui permet aux étudiant·es de faire face aux frais liés à leur installation.


Plus d’informations sur l’AILE

Retrouvez les autres aides au logement disponibles

Logement d’urgence

La Région Île-de-France, associée à la Croix-Rouge, offre aux étudiantes et aux étudiants en situation de grande précarité une solution d’hébergement rapide. Elle va ainsi mettre à leur disposition plus de 22 000 nuitées dans 4 hôtels du groupe Accor dès début février 2021.

En parallèle, la Croix-Rouge travaillera avec les Crous pour trouver à chaque étudiant une solution de logement pérenne.
 Les aides psychologiques 
 « Chèques soutien psychologique »

Des « chèques soutien psychologique » seront proposés à partir de février pour un recours à la médecine de ville dans ce domaine. Plus d’informations dès disponibilité de ce dispositif.

Ce dispositif permettra aux étudiantes et aux étudiants en situation de mal-être à cause de la crise du Covid-19 de pouvoir consulter un psychologue, un psychothérapeute, ou un psychiatre et suivre des soins.

« Soutien-etudiant.info »

Le site soutien-etudiant.info recense tous les services de soutien psychologique destinés aux étudiantes et étudiants, par académie.

« Écoute Étudiants Île-de-France »

Avec le soutien de la Région Île-de-France, la Fondation FondaMental met à la disposition des étudiantes et étudiants en détresse psychologique en raison de la crise sanitaire, une plateforme gratuite et anonyme d’écoute et de conseils pour régler ses problématiques soi-même ou se faire aider. La Région prend en charge trois consultations en visioconférence si besoin.

Rendez-vous sur « Écoute Étudiants Île-de-France »

Permanences psychologiques de la Ville de Paris

Les principaux acteurs de la vie étudiante se sont associés afin de proposer aux étudiant·es parisien·nes des permanences psychologiques gratuites.Vos contactsPour prendre rendez-vous pour une permanence psychologique gratuite en visioconférence : contact par courriel à apaso-paris@apaso.fr
 Les rendez-vous avec les psychologues Apaso sont maintenus par téléphone.
Pour prendre rendez-vous :
— par téléphone : 01 40 47 55 47
— par courriel : etudiants@apaso.fr
 Le dispositif d’écoute téléphonique Nightline de 21h à 2h30 les lundi, jeudi, vendredi, samedi et dimanche :
— par téléphone : 01 88 32 12 32
— par tchat : www.nightline.fr
 Le dispositif d’accompagnement psychologique à distance Happsy Line Line
Pour prendre rendez-vous :
— par téléphone : 06 27 86 91 83 (laisser un message avec nom, prénom et numéro de téléphone)
— par courriel : www.apsytude.com/fr/rdv-hl

 Les espaces de travail parisiens 
 De nombreux espaces de travail accueillent les étudiantes et étudiants parisiens, dans la limite des jauges sanitaires et dans le respect des horaires du couvre-feu :

(S)paces, espaces innovants de vie et d’étude

Les (S)paces sont des espaces polyvalents développés avec le Crous, à la disposition des étudiantes et étudiants parisiens pour étudier, réviser seul ou en groupe… ou tout simplement pour un moment convivial. Ils peuvent aussi servir sur demande à des activités associatives.

Ces espaces spécialement aménagés, sont insonorisés et équipés d’une connexion wifi haut débit et de mobilier adapté et modulable.

Consultez la liste des (S)paces

Espaces de travail du Crous de Paris

Le Crous et la Ville de Paris mettent à disposition des espaces de travail pour les étudiantes et étudiants parisiens et les associations étudiantes, afin qu’ils puissent étudier convenablement.

Consultez la liste des espaces du Crous

Centres d’accueil étudiant·es

La Ligue de l’enseignement a mobilisé ses équipements et ses partenaires pour offrir aux étudiant·es des centres d’accueil pour qu’ils puissent travailler, discuter et se retrouver, en accès libre, sur présentation d’une carte étudiante et sans réservation.

Consultez la liste des centres d’accueil étudiant·es

Lieux étudiants pour travailler

Maison des initiatives étudiantes, centres Paris’Anim… Découvrez les nombreux lieux étudiants à votre disposition pour étudier.

Consultez la liste des lieux étudiants
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2020 : Covid et le Vide d’Education

UNICEF India 

Cette année, l’éducation des enfants du monde entier a été gravement perturbée, alors que les écoles ont lutté pour faire face aux fermetures et réouvertures répétées et au passage à la scolarité en ligne, lorsque celle-ci était possible. Les enfants défavorisés ont cependant été les plus touchés par les mesures d’urgence.

L’impact mondial d’une perturbation sans précédent

Les fermetures d’écoles dues à des crises sanitaires ne sont pas nouvelles, du moins dans le monde en développement, et les conséquences potentiellement dévastatrices sont bien connues : perte d’apprentissage et taux d’abandon plus élevés, violence accrue contre les enfants, grossesses d’adolescentes et mariages précoces.

Ce qui distingue la pandémie de Covid-19 de toutes les autres crises, c’est qu’elle a touché les enfants partout et en même temps.

Ce sont les enfants les plus pauvres et les plus vulnérables qui sont les plus touchés lorsque les écoles ferment. C’est pourquoi les Nations Unies se sont empressées de plaider pour la continuité de l’apprentissage et l’ouverture des écoles en toute sécurité, lorsque cela était possible,quand les pays ont commencé à mettre en place des mesures de confinement.

« Malheureusement, l’ampleur et la rapidité de la perturbation actuelle de l’éducation à l’échelle mondiale est sans précédent et, si elle se prolonge, cela pourrait menacer le droit à l’éducation », a averti en mars la Directrice de l’agence des Nations Unies pour l’éducation (UNESCO), Audrey Azoulay.

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Covid-19 : les jeunes et l’OMS se mobilisent pour inverser l’impact de la pandémie

« Si les effets directs de la pandémie de Covid-19 sur la santé des jeunes ont été généralement moins graves, les jeunes sont touchés de manière disproportionnée par les conséquences à long terme de la pandémie », a déclaré le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur général de l’OMS, lors d’un point de presse virtuel organisé depuis Genève.

« Ces effets comprennent des perturbations de l’éducation, l’incertitude économique, la perte ou le manque de possibilités d’emploi, les répercussions sur la santé physique et mentale et les traumatismes dus à la violence domestique », a détaillé le Dr Tedros. L’anxiété mentale provoquée par le coronavirus a ainsi été identifiée chez près de 90 % des jeunes.

Plus d’un milliard d’élèves et étudiants dans presque tous les pays ont été touchés par les fermetures d’écoles. Et un jeune sur six dans le monde a perdu son emploi pendant la pandémie.

En même temps, les jeunes sont également les moteurs du changement et mettent en œuvre des solutions en réponse à Covid-19 en agissant par le biais d’interventions communautaires et de service volontaire. Selon l’OMS, certains ont même agi comme premiers intervenants et ont livré de la nourriture et des fournitures à ceux qui en ont besoin.

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Afrique : Youpi, Ebola c’est Fini dans la Province de l’Equateur en RDC !

Une feuille de plastique sépare une mère de son fils 

Les autorités congolaises et l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ont proclamé mercredi la fin de la 11ème épidémie d’Ebola dans l’histoire de la République démocratique du Congo (RDC), qui a fait 55 morts depuis son apparition le 1er juin en Equateur, province dans le nord-ouest du pays.

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La pandémie a entraîné la perte de quatre mois d’études pour les élèves des pays pauvres

© UNICEF/Frank Dejong
école primaire de San Pedro, Côte d’Ivoire

Une enquête de la Banque mondiale, de l’UNICEF et de l’UNESCO a révélé que les enfants des pays à faibles et moyens revenus n’ont pas été scolarisés pendant 16 semaines, soit 10 de plus que les élèves des pays riches.

La crise mondiale du coronavirus a plus affecté l’éducation des enfants des pays pauvres que celle des étudiants des pays à revenu élevé. Et l’une des raisons était l’accès aux ordinateurs et autres dispositifs d’enseignement à distance.

Cette conclusion est tirée d’une étude conjointe du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) et de la Banque mondiale.

L’analyse a pris en compte les plans de réouverture des écoles, les mesures de santé et de financement, ainsi que le temps perdu à fermer des écoles, en plus du soutien aux élèves, aux parents et aux enseignants

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L’Afrique Face aux Menaces du Réchauffement Climatique – ONU

Sécheresses, températures plus chaudes, inondations et même une invasion fréquente de criquets pèlerins ainsi qu’une persistance de maladies comme le paludisme, les conséquences du changement climatique sont durement ressenties en Afrique, et le pire est à venir sur la sécurité alimentaire, l’économie et la santé du continent, a alerté lundi l’Agence des Nations Unies pour la météo.

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Journée Mondiale de l’Alimentation : Agir Ensemble pour l’Avenir

A l’occasion de la Journée mondiale de l’alimentation (16 octobre), les Nations Unies ont appelé à redoubler d’effort pour réaliser l’objectif de « Faim zéro ». 

2020 n’est pas une année comme les autres pour les trois agences de l’ONU oeuvrant sur les questions alimentaires et agricoles et dont le siège est à Rome, en Italie.

Vendredi dernier, le Programme alimentaire mondial des Nations Unies (PAM) s’est vu attribué le prix Nobel de la paix de cette année. Ce vendredi 16 octobre, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) célèbre son 75e anniversaire. Au début du mois, le Fonds international pour le développement agricole (FIDA) est devenu la première entité des Nations Unies à obtenir une note de crédit d’une agence de notation financière.

Le chef de l’ONU voit dans l’attribution du Nobel de la paix au PAM une reconnaissance du droit de tous les peuples à l’alimentation  et des efforts collectifs pour atteindre l’objectif « Faim zéro ».

« Dans un monde d’abondance, c’est un grave affront que des centaines de millions de personnes se couchent chaque soir le ventre vide », a déclaré le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, dans un message pour la Journée mondiale de l’alimentation.

La pandémie de Covid-19 a aggravé encore plus l’insécurité alimentaire, qui a atteint un niveau inégalé depuis des décennies. Selon les Nations Unies, quelque 130 millions de personnes pourraient se retrouver au bord de la famine d’ici à la fin de l’année. Un chiffre qui s’ajoute aux 690 millions de personnes qui manquent déjà de nourriture. Et dans le même temps, plus de 3 milliards de personnes ne peuvent pas se permettre une alimentation saine.

« Nous devons redoubler d’efforts pour atteindre les Objectifs de développement durable (ODD) », a déclaré M. Guterres. Parmi les 17 ODD à réaliser avant 2030, le second consiste à éliminer la faim, assurer la sécurité alimentaire, améliorer la nutrition et promouvoir l’agriculture durable. « Cela signifie un avenir où chaque personne, partout, aura accès à l’alimentation dont elle a besoin », a souligné le Secrétaire général.

Le chef de l’ONU convoquera l’année prochaine un sommet sur les systèmes alimentaires. « Nous devons rendre les systèmes alimentaires plus résistants à la volatilité et aux chocs climatiques. Nous devons garantir une alimentation durable et saine pour toutes et tous et réduire au minimum le gaspillage de nourriture. Et nous avons besoin de systèmes alimentaires qui offrent des moyens de subsistance décents et sûrs aux travailleurs », a précisé M. Guterres.

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Tout, tout, tout, Vous Saurez Tout sur … le Lavage des Mains…

Les virus respiratoires tels que la maladie à coronavirus (Covid-19) se propagent lorsque du mucus ou des gouttelettes contenant le virus pénètrent dans le corps par l’intermédiaire des yeux, du nez ou de la gorge. Les mains sont également l’une des manières les plus courantes de transmettre le virus d’une personne à une autre.

Durant une pandémie, le fait de se laver fréquemment les mains avec de l’eau et du savon fait partie des mesures les plus économiques, les plus faciles et les plus importantes pour prévenir la propagation d’un virus.

Voici tout ce que vous devez savoir pour vous laver les mains correctement. 

Comment se laver les mains correctement ?

Pour éliminer toutes les traces de virus sur vos mains, il ne suffit pas de vous frotter et de vous rincer rapidement les mains. Voici la marche à suivre, étape par étape, pour vous laver les mains efficacement.

1ère étape : mouillez-vous les mains à l’eau courante. 
2e étape : appliquez suffisamment de savon pour recouvrir vos mains mouillées. 
3e étape : frottez toute la surface de vos mains, sans oublier le dos des mains et les espaces entre les doigts et sous les ongles, pendant au moins 20 secondes. 
4e étape : rincez-vous soigneusement les mains à l’eau courante. 
5e étape : séchez-vous les mains avec un linge propre ou avec une serviette à usage unique. 

Pendant combien de temps dois-je me laver les mains ?

Vous devez vous laver les mains au minimum pendant 20 à 30 secondes. Pour vous donner une idée de ce que cela représente, c’est le temps de chanter deux fois la chanson Joyeux anniversaire dans son intégralité.

Il en va de même pour les solutions hydroalcooliques : utilisez une solution qui contient au moins 60 % d’alcool et frottez-vous les mains pendant au moins 20 secondes pour vous assurer de couvrir toute la surface de vos mains. 

Quand dois-je me laver les mains ?

Pour prévenir la propagation et la contamination à la Covid-19, vous devez vous laver les mains aux moments suivants : 
– après avoir mouché votre nez, toussé ou éternué ; 
– après vous être rendu(e) dans un lieu public, notamment les transports en commun, les marchés et les lieux de culte ; 
– après avoir touché des surfaces en dehors de chez vous, notamment de l’argent ; 
– avant, pendant et après les soins si vous vous occupez d’une personne malade ; 
– avant et après avoir mangé.

De manière générale, vous devez toujours vous laver les mains aux moments suivants : 
– après être allé(e) aux toilettes ; 
– avant et après avoir mangé ; 
– après avoir manipulé les poubelles ; 
– après avoir touché des animaux, dont les animaux de compagnie ; 
– après avoir changé la couche de votre bébé ou avoir aidé votre enfant à utiliser les toilettes ; 
– quand vos mains sont visiblement sales. 

Comment aider mon enfant à se laver les mains ?

Vous pouvez aider votre enfant à se laver les mains en lui facilitant la tâche, par exemple, en installant un marchepied pour qu’il puisse atteindre l’eau et le savon tout seul. Vous pouvez aussi rendre l’exercice amusant en lui chantant sa chanson préférée pendant que vous l’aidez à se frotter les mains.

Dois-je utiliser de l’eau chaude pour me laver les mains ?

Non, la température de l’eau n’a pas d’importance lorsque vous vous lavez les mains. L’eau froide est tout aussi efficace que l’eau chaude pour tuer les germes et les virus, à condition d’utiliser du savon ! 

Dois-je me sécher les mains avec une serviette ?

Les germes se propagent plus facilement à partir d’une peau mouillée qu’à partir d’une peau sèche, donc il est important de vous sécher scrupuleusement les mains. Les serviettes en papier ou les linges propres sont le moyen le plus efficace d’éliminer les germes et d’éviter qu’ils se propagent à d’autres surfaces. 

Est-il préférable de se laver les mains avec de l’eau et du savon ou d’utiliser une solution hydroalcoolique ?

De manière générale, le lavage des mains à l’eau et au savon et le gel hydroalcoolique sont très efficaces pour tuer la plupart des germes et des agents pathogènes, à condition d’être réalisé ou utilisé correctement.

Le savon détruit le coronavirus en détruisant l’enveloppe extérieure qui le protège. Si vos mains sont sales, vous devez les laver en utilisant de l’eau et du savon.

Les solutions hydroalcooliques sont moins efficaces sur des mains visiblement sales. Les solutions hydroalcooliques sont souvent plus pratiques à l’extérieur, mais elles peuvent être chères ou difficiles à trouver dans des contextes d’urgence. De plus, elles permettent de tuer le coronavirus, mais ne tuent pas tous les types de bactéries et de virus, comme par exemple le norovirus et le rotavirus responsables de diarrhée. Les solutions hydroalcooliques peuvent aussi être toxiques en cas d’ingestion, elles doivent être conservées hors de portée des enfants et utilisées uniquement sous la surveillance d’un adulte. 

Que faire si je n’ai pas de savon ?

Si vous n’avez pas de savon et d’eau courante, l’utilisation d’une solution hydroalcoolique contenant au moins 60 % d’alcool est la meilleure seconde option. L’utilisation d’eau savonneuse ou de cendres peut contribuer à éliminer les bactéries, mais de manière moins efficace.

Si vous devez avoir recours à l’une de ces deux méthodes, lavez-vous les mains le plus vite possible dès que vous avez accès à une installation adaptée et évitez de toucher les gens et les surfaces entre-temps. 

Quelles autres mesures puis-je prendre pour enrayer la propagation du coronavirus ?

Pratiquez l’éloignement physique : restez à au moins un mètre des autres, aérez fréquemment les pièces ou laissez les fenêtres ouvertes, évitez de serrer des mains, de prendre les gens dans vos bras et de les embrasser, de partager de la nourriture, des couverts, des verres et des serviettes.

Portez un masque lorsque vous n’êtes pas en mesure de maintenir l’éloignement physique, en particulier dans les espaces clos intérieurs.

Restez à la maison si vous ne vous sentez pas bien, évitez tout contact rapproché avec des personnes présentant des symptômes comparables à ceux d’un rhume ou de la grippe. Obtenez rapidement un avis médical si vous toussez, ou si vous avez de la fièvre ou des difficultés à respirer, ou si vous observez les mêmes symptômes chez votre enfant.

Ayez les bons réflexes lorsque vous éternuez et toussez : couvrez-vous la bouche et le nez avec le pli du coude ou un mouchoir lorsque vous toussez ou éternuez, puis jetez immédiatement le mouchoir usagé et lavez-vous les mains. 
Évitez de vous toucher le visage (bouche, nez, yeux).

Nettoyez les surfaces susceptibles d’avoir été en contact avec le virus et, de manière générale, nettoyez les surfaces plus fréquemment (en particulier dans les lieux publics).

Tenez-vous au courant des dernières informations en consultant celles fournies par vos autorités sanitaires locales ou celles disponibles sur le site internet de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).  

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