Le Droit à la Sécurité Sociale : une Question Urgente, Selon la Cheffe des Droits de l’Homme à l’Onu

La Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme a déclaré lundi que l’impact de la crise de la Covid-19 et l’évolution du monde du travail font du droit à la sécurité sociale pour tous « une question de la plus haute urgence ».

Michelle Bachelet participait à la toute première table ronde intersessions sur le droit à la sécurité sociale organisée par le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies à Genève.

L’objectif était d’identifier les défis et les meilleures pratiques, à travers un débat entre les États membres, les agences des Nations Unies, les organes de traités et la société civile, entre autres.

Pour Mme Bachelet, il ne pouvait pas y avoir de meilleur moment pour parler de sécurité sociale et de protection sociale. En raison de la pandémie, 255 millions d’emplois ont été perdus en 2020 seulement.

« Les lacunes dans la couverture des systèmes de protection sociale et les prestations de protection sociale inadéquates ont contribué aux inégalités qui ont accéléré et aggravé les impacts de la Covid-19 », a déclaré le Haut-Commissaire.

Faciliter l’accès aux soins de santé

La sécurité sociale facilite l’accès aux soins de santé, protège les personnes contre la pauvreté et garantit les droits économiques et sociaux essentiels, notamment l’alimentation, l’eau, le logement, la santé et l’éducation.

La Haut-Commissaire estime que les États membres ont « clairement reconnu » l’importance des filets de sécurité sociale l’année dernière, lorsqu’ils ont répondu à la pandémie par des mesures de protection sans précédent pour atténuer ses impacts sociaux, économiques et sanitaires.

Au plus fort de la crise, du Malawi au Pérou, en passant par les Philippines, la Finlande et les États-Unis, les gouvernements ont rapidement étendu leurs programmes d’assistance sociale.

Ils ont introduit de nouveaux transferts en espèces à de nombreuses personnes qui sont généralement exclues, y compris les travailleurs informels, pour la plupart des femmes et des indépendants.

En Argentine et en Bolivie, par exemple, des ressources ont été utilisées pour faire progresser des systèmes d’imposition plus progressifs, créant ainsi un espace fiscal plus large pour la protection sociale.

« Mais beaucoup de ces mesures étaient temporaires », a averti Mme Bachelet. « Et dans chaque région, il reste encore beaucoup à faire pour faire du droit à la sécurité sociale, une réalité pour tous ».

Maintenant, a-t-elle soutenu, les États membres devraient passer des mesures temporaires et ad hoc des premiers mois de la pandémie à des politiques à plus long terme.

Manque de protection sociale

Selon le Rapport mondial sur la protection sociale de l’Organisation internationale du travail (OIT), plus de la moitié de la population mondiale n’a actuellement aucune protection sociale.

Seuls 26% des enfants dans le monde reçoivent des prestations de protection sociale et moins de la moitié des femmes ayant un nouveau-né dans le monde reçoivent une aide en espèces à la maternité. Environ 30% seulement des personnes gravement handicapées perçoivent des prestations d’invalidité.

La transition en cours vers une économie verte et l’introduction de nouvelles technologies modifient également le paysage du travail, en particulier pour les plus défavorisés.

« La sécurité sociale est une boîte à outils essentielle pour aider les travailleurs à naviguer dans ces changements et renforce une résilience inestimable pour l’économie dans son ensemble », a déclaré Mme Bachelet.

Pour la Haut-Commissaire, non seulement ce type de protection est « un droit humain fondamental », mais il est également « indispensable à l’exercice de nombreux autres droits et nécessaire à une vie dans la dignité ».

Le renouvellement de la solidarité est la pierre angulaire du Programme commun du Secrétaire général, qui vise à lutter contre les inégalités et à guider la façon dont le monde peut mieux se remettre de la pandémie. Pour Mme Bachelet, dans ce contexte, la coopération internationale avec les pays moins développés « est essentielle et profitera à tous ».

Le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH) s’efforce de faire progresser les systèmes de protection sociale dans le monde, la priorisation des budgets de santé et une participation plus large des travailleurs de la santé et des communautés aux régimes de protection sociale.

« Les systèmes de protection sociale ne sont pas une ponction sur les ressources : ils constituent un investissement inestimable dans des sociétés saines », a conclu la Haut-Commissaire.

ibinimori

Crises Sanitaires : les Dispositifs d’Aide aux Etudiants en Région Parisienne

En cette période difficile où les mesures sanitaires mettent les plus fragiles à rudes épreuves Fafadi, en pointe dans l’action solidaire, a le plaisir de relayer l’info suivante :

Pendant cette période de crise sanitaire, des aides et des soutiens en faveur des étudiantes et des étudiants ont été mis en place.

Retrouvez :les aides financières et les dispositifs d’accompagnement déployés ou renforcés durant la crise sanitaire sur etudiant.gouv.fr ;le plan de secours de la Région IDF pour les étudiantes et les étudiants en situation de précarité ;les aides et les soutiens mis en place par la Ville de Paris et ses partenaires.
 Les aides alimentaires 
 Depuis le 25 janvier 2021, tous les étudiants et étudiantes, boursiers ou non, peuvent bénéficier de repas complets à 1 euro dans les restaurants universitaires et cafétérias Crous, en vente à emporter.
Il est possible d’acheter deux repas par jour à 1 € chacun, soit en une seule fois, soit à deux moments de la journée.

Pour découvrir comment en bénéficier et accéder à la liste des sites de restauration partout en France, rendez-vous sur etudiant.gouv.fr.

La Ville de Paris et plusieurs associations de solidarité proposent des dispositifs d’aide alimentaire gratuits pour tout·es les étudiant·es. Ces aides sont accessibles à tout·es les étudiant·es, sans critère de bourse.

Pour en savoir plus sur les dispositifs autour de l’aide alimentaire pour les étudiant·es : www.mie.paris.fr/aide-alimentaire

La Région Île-de-France soutient l’association Linkee, qui complète le dispositif régional des acteurs de la solidarité en proposant des distributions alimentaires dans l’ensemble des universités où le besoin n’est pas ou peu couvert.
 Les aides financières et sociales 
 Crous de Paris

Les assistants sociaux du Crous de Paris vous informent sur l’ensemble des dispositifs concernant la vie étudiante (bourse, logement, législation sociale…) et vous accompagnent dans vos démarches.
Vos contacts au Crous ParisPour les questions d’ordre général : 01 40 51 62 00
 Pour les questions sur les bourses et le logement :
— via la plateforme téléphonique au 01 40 51 62 00
— via le formulaire de contact sur www.messervices.etudiant.gouv.fr
 Pour entrer en contact avec une assistante sociale :
— via le site mesrdv.etudiant.gouv.fr pour obtenir un rendez-vous à distance
— poser votre question par mail en sélectionnant votre établissement d’affectationRetrouvez toutes les aides financières de la Ville de Paris sur le portail MIE.

Garantie de prêt étudiant

La Région Île-de-France se porte garante des étudiantes et des étudiants qui souhaitent contracter un prêt bancaire et dont les parents ne gagnent pas suffisamment pour les aider.

Cela permettra en 2021 de garantir 15 000 nouveaux prêts pour les étudiantes et étudiants franciliens auprès de banques partenaires telles que la Société générale, les Banques populaires, les Caisses d’épargne, le Crédit mutuel et le CIC.
 Les aides au logement 
 L’aide à l’installation dans un logement

Pour soutenir les étudiant·es boursier·es dans leur recherche d’un appartement dans le parc privé, la Ville de Paris propose l’AILE, une aide d’un montant compris entre 500 et 1000 € qui permet aux étudiant·es de faire face aux frais liés à leur installation.


Plus d’informations sur l’AILE

Retrouvez les autres aides au logement disponibles

Logement d’urgence

La Région Île-de-France, associée à la Croix-Rouge, offre aux étudiantes et aux étudiants en situation de grande précarité une solution d’hébergement rapide. Elle va ainsi mettre à leur disposition plus de 22 000 nuitées dans 4 hôtels du groupe Accor dès début février 2021.

En parallèle, la Croix-Rouge travaillera avec les Crous pour trouver à chaque étudiant une solution de logement pérenne.
 Les aides psychologiques 
 « Chèques soutien psychologique »

Des « chèques soutien psychologique » seront proposés à partir de février pour un recours à la médecine de ville dans ce domaine. Plus d’informations dès disponibilité de ce dispositif.

Ce dispositif permettra aux étudiantes et aux étudiants en situation de mal-être à cause de la crise du Covid-19 de pouvoir consulter un psychologue, un psychothérapeute, ou un psychiatre et suivre des soins.

« Soutien-etudiant.info »

Le site soutien-etudiant.info recense tous les services de soutien psychologique destinés aux étudiantes et étudiants, par académie.

« Écoute Étudiants Île-de-France »

Avec le soutien de la Région Île-de-France, la Fondation FondaMental met à la disposition des étudiantes et étudiants en détresse psychologique en raison de la crise sanitaire, une plateforme gratuite et anonyme d’écoute et de conseils pour régler ses problématiques soi-même ou se faire aider. La Région prend en charge trois consultations en visioconférence si besoin.

Rendez-vous sur « Écoute Étudiants Île-de-France »

Permanences psychologiques de la Ville de Paris

Les principaux acteurs de la vie étudiante se sont associés afin de proposer aux étudiant·es parisien·nes des permanences psychologiques gratuites.Vos contactsPour prendre rendez-vous pour une permanence psychologique gratuite en visioconférence : contact par courriel à apaso-paris@apaso.fr
 Les rendez-vous avec les psychologues Apaso sont maintenus par téléphone.
Pour prendre rendez-vous :
— par téléphone : 01 40 47 55 47
— par courriel : etudiants@apaso.fr
 Le dispositif d’écoute téléphonique Nightline de 21h à 2h30 les lundi, jeudi, vendredi, samedi et dimanche :
— par téléphone : 01 88 32 12 32
— par tchat : www.nightline.fr
 Le dispositif d’accompagnement psychologique à distance Happsy Line Line
Pour prendre rendez-vous :
— par téléphone : 06 27 86 91 83 (laisser un message avec nom, prénom et numéro de téléphone)
— par courriel : www.apsytude.com/fr/rdv-hl

 Les espaces de travail parisiens 
 De nombreux espaces de travail accueillent les étudiantes et étudiants parisiens, dans la limite des jauges sanitaires et dans le respect des horaires du couvre-feu :

(S)paces, espaces innovants de vie et d’étude

Les (S)paces sont des espaces polyvalents développés avec le Crous, à la disposition des étudiantes et étudiants parisiens pour étudier, réviser seul ou en groupe… ou tout simplement pour un moment convivial. Ils peuvent aussi servir sur demande à des activités associatives.

Ces espaces spécialement aménagés, sont insonorisés et équipés d’une connexion wifi haut débit et de mobilier adapté et modulable.

Consultez la liste des (S)paces

Espaces de travail du Crous de Paris

Le Crous et la Ville de Paris mettent à disposition des espaces de travail pour les étudiantes et étudiants parisiens et les associations étudiantes, afin qu’ils puissent étudier convenablement.

Consultez la liste des espaces du Crous

Centres d’accueil étudiant·es

La Ligue de l’enseignement a mobilisé ses équipements et ses partenaires pour offrir aux étudiant·es des centres d’accueil pour qu’ils puissent travailler, discuter et se retrouver, en accès libre, sur présentation d’une carte étudiante et sans réservation.

Consultez la liste des centres d’accueil étudiant·es

Lieux étudiants pour travailler

Maison des initiatives étudiantes, centres Paris’Anim… Découvrez les nombreux lieux étudiants à votre disposition pour étudier.

Consultez la liste des lieux étudiants
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Enfance Maltraitée : l’ONU Lance « Together to ENDviolence »

 « Ensemble pour mettre fin à la violence ». Together to #ENDviolence, 

Il est plus que jamais nécessaire de mettre fin à la violence contre les enfants, a déclaré mardi la Représentante spéciale du Secrétaire général pour les violences contre les enfants, lors du lancement d’une série de sommets intitulés « Ensemble pour mettre fin à la violence ».

Cette campagne et cette série de sommets sur les solutions à prendre vise à mettre un terme aux violences qui frappent un milliard d’enfants chaque année.

« Près de trois enfants sur quatre âgés de 2 à 4 ans sont régulièrement victimes de violences de la part de leurs parents ; environ 1 enfant sur 4 âgé de moins de 5 ans vit avec une mère victime de la violence de son partenaire intime ; une femme sur 5 et un homme sur 13 déclarent avoir été victimes d’abus sexuels dans leur enfance ; et un peu plus d’un enfant sur trois dans le monde est victime de violence psychologique », a rappelé Najat Maalla M’jid dressant un tableau des constats présentés dans le rapport sur la situation mondiale 2020  en matière de prévention de la violence contre les enfants. 

Selon la défenseure des droits des enfants, ces chiffres « horribles » montrent l’ampleur des souffrances endurées par les enfants, qui sont de plus aujourd’hui aggravées par la pandémie de Covid-19. 

« L’impact direct de la pandémie ainsi que les mesures d’atténuation nous mettent encore plus en retard », a affirmé Mme M’jid rappelant les propos du Secrétaire général de l’ONU : « ce qui a commencé comme une crise sanitaire risque de se transformer en une crise plus large des droits de l’enfant ».

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Droits des Femmes et Développement Durable : l’ONU sur le Terrain Africain

 Amina J. Mohammed, au Niger

La Vice-secrétaire générale des Nations Unies, Amina J. Mohammed, est arrivée mercredi au Niger, la deuxième étape de sa « visite de solidarité » en Afrique de l’Ouest et au Sahel.

Le déplacement est réel, mais les rencontres sont en partie virtuelles en raison du coronavirus. Au premier jour de sa visite au Niger, Mme Mohammed s’est entretenue par visioconférence avec le Président nigérien, Mahamadou Issoufou

Le Niger est confronté à plusieurs défis, notamment une insécurité qui n’épargne pas ses voisins du Sahel. Il doit également gérer les nombreux migrants africains qui transitent sur son territoire en direction du nord dans l’espoir de rejoindre l’Europe ou qui retournent vers leurs pays d’origine.

Le pays a également dû faire face cette année aux pires inondations qu’il ait connues depuis 2012. Selon le Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA), 73 personnes sont mortes dans des inondations et pluies torrentielles qui ont déplacé plus de 632.000 individus. Ces intempéries ont également détruit plus de 50.700 maisons, tué plus de 19.000 têtes de bétail et endommagé plus de 18.200 hectares de terres agricoles.

Mme Mohammed s’est rendue dans la commune de Gamou, située à environ 15 kilomètres de la capitale Niamey, où elle a pu constater les dommages causés par la crue des eaux. Sur place, elle a discuté avec les chefs des villages touchés par les inondations. Elle a également visité un site aménagé pour la réinstallation des personnes déplacées par les inondations.

Rencontre avec des jeunes et des femmes

Lors d’une rencontre virtuelle avec de jeunes leaders nigériens, notamment des femmes, la numéro deux de l’ONU a discuté des progrès et des défis dans la mise en œuvre et la réalisation des objectifs de développement durable (ODD) au Niger. Au cœur des échanges : les innovations impulsées par les jeunes et l’autonomisation des femmes. La Vice-Secrétaire générale a également discuté des impacts socio-économiques et sur la santé publique de la pandémie de Covid-19 et des problèmes humanitaires et de sécurité.

Mme Mohammed s’est également entretenue avec des chefs traditionnels du Niger. Ces derniers travaillent avec l’ONU pour faire progresser la paix et la sécurité, les droits humains, la promotion de l’enregistrement des naissances, les vaccinations et l’accès universel à l’éducation, en particulier pour les filles, l’inclusion des femmes et l’élimination des mariages d’enfants.

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Nouvelle Technologie et Racisme : Quand l’ONU s’en Mêle

Les nouvelles technologies numériques s’appuyant sur les mégadonnées et l’intelligence artificielle renforcent les inégalités raciales, la discrimination et l’intolérance, a dénoncé mercredi une experte indépendante des droits de l’homme de l’ONU, appelant à rendre justice et à accorder des réparations aux personnes et communautés touchées.

Même lorsque les développeurs et les utilisateurs de ces technologies n’ont pas l’intention que ces dernières soient discriminatoires, ils le font souvent de toute façon, a déclaré Tendayi Achiume, Rapporteure spéciale des Nations Unies sur le racisme, lors de la présentation de son rapport sur les nouvelles technologies numériques et la discrimination raciale devant le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies.

« La technologie n’est ni neutre ni objective », a déclaré Mme Achiume. « Elle est fondamentalement façonnée par les inégalités raciales, ethniques, de genre et autres qui prévalent dans la société, et aggrave généralement ces inégalités ».

Pour la Rapporteure spéciale, « il en résulte une discrimination et un traitement inégal dans tous les domaines de la vie, de l’éducation et de l’emploi aux soins de santé et à la justice pénale ».

Des sociétés comme Facebook ont des modèles économiques et commerciaux qui leur permettent de profiter activement de la désinformation, de la discrimination et de l’intolérance – Tendayi Achiume

Mais le problème des nouvelles technologies numériques ne se limite pas simplement à la promotion du racisme, de la xénophobie et de l’intolérance, a déclaré l’experte indépendante.

« Cela va plus loin que ça. Des sociétés comme Facebook ont des modèles économiques et commerciaux qui leur permettent de profiter activement de la désinformation, de la discrimination et de l’intolérance », a dit Mme Achiume. Elle a également déclaré que de nombreux gouvernements ont adopté des algorithmes « qui discriminent structurellement les groupes marginalisés ».

La Rapporteure spéciale a appelé à un examen plus approfondi de la conception des technologies numériques, à octroyer des réparations pour les personnes touchées par un racisme enraciné et à une interdiction éventuelle de certaines technologies.

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La Solidarité Continue, 75-93 : lieux d’Accueil Près de Chez Soi

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Voici une liste de différents lieux de solidarité pour la distribution de repas ou l’aide alimentaire pour Paris et la Seine-Saint-Denis, en cette période difficile. Si leur activité avait été annoncée pour la période de confinement, tout porte à croire — et il faut l’espérer — que leurs portes sont restées ouvertes même après la fin officielle du confinement. Car la solidarité ne connaît pas de frontière dans le temps. Avoir une porte à laquelle on peut frapper est toujours rassurant, par cette période difficile.

La liste couvre le 75 et le 93. Nous espérons que chacun aura un lieu d’accueil et de solidarité près de chez soi. Allez, courage, ensemble nous sommes plus forts !